mercredi 15 octobre 2025

THE VIRGINIAN [SERIE]

 (VOSTFR)


Réalisation : Lamont Johnson, David Lowell Rich
Casting : James Drury, Andrew Duggan, Stephen Joyce
Durée : 23 min
Année : 1958
Pays : USA
Genre : Western

Le juge Henry demande au Virginien d'enquêter sur de mystérieux contretemps dans ses efforts pour installer une ligne ferroviaire secondaire jusqu'à son ranch.


MP4 WEBRIP 52 Mo VOSTFR perso



Où en sommes-nous ? Le roman The Virginian d’Owen Wister paraît en 1902, suivi deux ans plus tard par une adaptation pour Broadway par Kirk La Shelle et l’auteur lui-même ; puis première adaptation au cinéma chez Lasky en 1914. Seconde adaptation muette en 1923 par Tom Forman, puis la Paramount essaye de faire décoller le western parlant avec une troisième adaptation en 1929, celle qui sert de référence, avec un merveilleux Gary Cooper dans le rôle-titre et un non moins merveilleux Richard Arlen dans le rôle de Steve, tandis que Walter Huston – papa de John – semble avoir mis du piment rouge dans son whisky pour interpréter Trampas ; bref, le genre de film dont on se souvient. Si en revanche vous n’avez gardé aucun souvenir du remake de 1946, c’est normal car il n’y a rien à en retenir, et surtout pas l’interprétation de Joel McCrea ou du reste du casting, aussi atone que la mise en scène. En l’état, on ne voyait donc plus trop ce que le cinéma pouvait faire dire de plus à son cowboy vrai-faux taciturne, et il n’y avait donc plus qu’à laisser la télévision voir si elle pouvait prendre le relai pour exploiter le filon. Or c’est là qu’intervient le malentendu, puisqu’à partir des années 60 le personnage du Virginien ne va plus désormais évoquer dans l’esprit du public qu’une série télévisée à succès, laquelle ne manque pas de qualités formelles mais dont le problème qui n’a n’entretient que des liens extrêmement ténus avec l’histoire imaginée par Owen Wister ; cela en devint même grotesque (Trampas est gentil !) et les producteurs ont fini par se résoudre – pour la 9e et dernière saison ! - à rebaptiser leur série The men from Shiloh. Nous avions vu un phénomène analogue pour l’œuvre pour James Fenimore Cooper : dans cette industrie du divertissement, n’importe quel nom du patrimoine littéraire est susceptible d’accaparement par la promotion, allant jusqu’à la publicité ouvertement mensongère ; alors avec un peu d’habitude, on devient méfiant. Peu importe, vous commencez de toute façon déjà à bailler : proposer la série Le Virginien, la bonne affaire ! on connaît déjà... Et pourtant : vous êtes-vous déjà posé la question de l’épisode pilote ? Êtes-vous sûr d’en avoir vu un ? Car comme on va le voir, la germination de ce grand classique de la série ne semble pas être allée tout à fait de soi, lorsqu’on s’aperçoit notamment que la première saison n’a été produite et diffusée qu’à partir de 1962, alors que le tout premier essai datait de 1958. Et c’est lui que je vous propose de découvrir.
 

Dès les années 50, aux Etats-Unis, le business de la série télévisée s’exerçait à flux tendu. On lançait les séries au mois de septembre, la saison devant durer jusqu’au printemps ; l’été était réservé aux rediffusions. Bien sûr, on scrutait attentivement les audiences ; si on ne les jugeait pas satisfaisantes, on ne reconduisait pas la série à la prochaine saison, et en cas de franche catastrophe, on stoppait même en cours de route et on remplaçait au pied levé par une nouvelle série. Tout cela explique le grand nombre de « pilotes » produits, ce terme ne désignant pas tout à fait le premier épisode mais plutôt une sorte de prototype qu’on soumet aux industriels et aux journalistes pour qu’ils estiment l’éventuelle viabilité commerciale de la série qui en découlerait : au sens strict du terme, le pilote n’est donc pas destiné à être montré au public, même s’il le sera dans la grande majorité des cas à partir des années 60. Or le système poussait à produire beaucoup plus de pilotes qu’il n’y aurait de séries, ce qui créa une sorte d’embolie durant les années 50 : on tournait autour de 200 pilotes par an (!), dont seule une petite partie débouchait sur des diffusions, et une partie encore plus infime se transformait un jour en série ; en 1951, aux Etats-Unis, il y en avait déjà pour 10 millions de dollars perdus dans des pilotes invendus dont personne ne verrait jamais la couleur ni le noir et blanc… Evidemment, cette dilapidation des ressources ne pouvait convenir à une industrie digne de ce nom, et on se creusa un peu la tête pour trouver une solution de rentabilité pour tous ces pilotes mal-aimés ; en fait elle existait déjà : ça s’appelle « l’anthologie », mais cela servait jusqu’ici à concocter des pots-pourris d’épisodes de différentes séries au moment des rediffusions estivales. L’idée était simple : il n’y avait qu’à créer des anthologies de pilotes invendus, et peut-être cela permettrait de rentabiliser un peu l’investissement ; les premières du genre furent diffusées en 1956 par les chaînes ABC et NBC (Sneak preview). Par la suite, l’anthologie va devenir un fourre-tout dans lequel des épisodes de rediffusions vont côtoyer des pilotes ressortis de la poubelle ; c’est ainsi que NBC conçoit pour l’été 1958 une anthologie intitulée Decision, qui sur 15 émissions au total va proposer 7 pilotes invendus, dont un certain The Virginian, qui ouvre la série. Le format de ces pilotes est très généralement court, d’un peu moins d’une demi-heure, exclusivement en noir et blanc, ce qui tranche tout de même avec le fait que la série The Virginian produite de 1962 à 1971 aura droit au luxe du Technicolor et du format 35 mm, ainsi qu’à 75 minutes par épisode ; mais enfin, dans les deux cas il s’agit bien d’un Virginien, joué par l’acteur James Drury. Quant à savoir pourquoi ce n’est que quatre ans plus tard que Charles Marquis Warren – le Monsieur Western de la télévision – a trouvé que tiens donc, cela pourrait finalement se transformer en bonne affaire, eh bien je n’ai guère d’idée là-dessus, hormis qu’un coin d’étagère n’avait certainement pas été rangé depuis un certain temps. Tout cela est d’autant plus mystérieux qu’un journaliste avait alors écrit « si ce pilote invendu avait été diffusé il y a deux ans, la série serait probablement devenue l'un des dix meilleurs westerns. Malheureusement, malgré le très bon jeu d'Andrew Duggan et James Drury, ce n'est plus qu'un recueil d'événements et de personnages familiers » : trop tard c’est trop tôt, donc… Toujours est-il que The Virginian est un de ces pilotes que l’on consent à extirper de la poubelle qu’à condition expresse d’un re-toilettage, en vue de pouvoir coller comme un gant au spectateur du moment – on est alors en 1962. Exit donc le Wyoming d’Owen Wister qui n’était encore qu’un territoire – avec ce que cela suppose de sombres aventures – et bienvenue en 1898, soit huit ans après l’accession du Wyoming au rang d’Etat, pour la fiction développée par cette série proprette que la chaîne NBC se décide au bout du compte à produire. Ces considérations de chronologie sont plus compliquées encore lorsqu’on intègre le roman de Wister, dont l’action se déroule vers 1875-1880, alors que le pilote diffusé dans Decision évoque de son côté les lendemains directs de la guerre de Sécession. Il est vrai que les pérégrinations du fier soldat confédéré aspirant à devenir un chevalier servant – pardon, un brave cowboy – semble alors être un thème qu’on trouvait porteur, tout au moins à la télévision : diffusée par ABC entre 1959 et 1961, la série The rebel connaîtra ainsi un certain succès. Concernant The Virginian, on constate d’emblée que le pilote de 1958 insiste beaucoup plus que le roman sur les origines sudistes du personnage : un dialogue nous précise même qu’il a servi dans la cavalerie de Jeb Stuart, tandis que l’acteur James Drury fait entendre dans ce pilote un net accent virginien qu’il abandonnera ensuite pour la série proprement dite. Mais le scénario ne garde du roman originel que son seul personnage emblématique, uniquement dans ses grands traits, ainsi que celui de son employeur le Juge Henry (qui deviendra Juge Garth dans la série), pour qui notre héros va prendre l’emploi de contremaître afin de « l’aider à bâtir une ville » à partir de son ranch : c’est ce qu’on voit à l’œuvre dans le pilote. La série diffusée à partir de 1962 décide quant à elle de décaler l’ensemble carrément d’une génération, peut-être pour expliquer symboliquement les quatre ans d’attente : la ville en question semble donc avoir été construite, alors que le propriétaire de ranch et son contremaître paraissent en être restés au même point ; cela permet aux concepteurs de mêler agréablement un imaginaire de western avec des préoccupations plus modernes. Pour le reste, l’intrigue du roman est totalement oubliée, au profit des petites histoires qui constituent la matière de chaque épisode ; nous ne sommes donc pas dans une logique feuilletonnesque, et encore moins dans une adaptation littéraire.
 

Comme vous le savez bien maintenant, le personnage du Virginien constitue le prototype du cowboy de fiction, transposition du chevalier servant des temps féodaux dans l’univers de l’Ouest américain : sa rectitude morale, son stoïcisme et sa familiarité avec les armes sont donc ses caractéristiques les plus saillantes, reprises et mises en exergue par la série, de même que sa réserve naturelle. Sur ce dernier point, il s’agit là d’une caractéristique suggérée par Owen Wister et surtout mise en pratique par la suite : le cliché du cowboy solitaire et taiseux, affrontant un méchant souvent braillard et fanfaron, avait de l’avenir cinématographique devant lui, et le duo Anthony Mann / James Stewart forcera même le trait jusqu’à donner des airs bougons au personnage. Dans le roman originel The Virginian de 1902, l’écrivain dresse un portrait psychologique plus contradictoire de son héros : s’il est vrai que le narrateur qui l’accompagne s’étonne de son aptitude à garder le silence durant des journées entières, il n’empêche que le Virginien peut se montrer fort loquace à l’occasion. Mieux : lorsqu’on fait le bilan de ses actions, on s’aperçoit que c’est beaucoup moins par la violence justifiée que ce héros règle ses conflits frontaliers que par le recours à la parole, avec un sens indéniable de la rhétorique ou de la comédie ; voilà qui est assez inattendu de la part d’un personnage par ailleurs taciturne. Car hormis le fameux duel final au crépuscule, les nombreuses confrontations entre le Virginien et Trampas prennent toutes la forme de joutes verbales dont le héros sort vainqueur ; un bon exemple en serait sa réplique passée à la postérité - « When you call me that, smile » - qui ouvre l’histoire tandis que le pistolet posé sur la table en annonce par avance le dénouement. Il n’y a d’ailleurs pas que les méchants de saloon contre lesquels le héros use de son habileté rhétorique ; dans le roman, il y a tout autant recours pour séduire Molly à l’occasion de leurs échanges sur George Eliot ou Robert Browning, et c’est aussi en jouant une comédie verbale durant toute une nuit qu’il parvient à faire fuir un pasteur indésirable. On s’aperçoit qu’assez finement, chaque trait fort de la personnalité du Virginien se trouve toujours nuancé par l’écrivain ; ainsi en va-t-il du stoïcisme que revendique à sa façon ce héros dont les émotions débordent pourtant malgré lui à quelques reprises : lorsqu’il passe sa mauvaise humeur sur le narrateur après un affront de Trampas (l’épisode du lasso), ou encore lorsqu’il ne peut résister à son envie de casser la figure à Balaam après l’avoir vu maltraiter le cheval extorqué au P’tiot. Tous ces paradoxes constituent le travail de l’écrivain, soucieux de produire une œuvre complexe – Wister ne voulait pas faire de la dime novel – en humanisant un personnage qui ne serait resté dans le cas contraire qu’un vague prototype théorique. La logique de la série télévisée est presque l’inverse : dotée de l’atout visuel elle lisse au maximum son héros rendu totalement impassible, dans le but d’en faire un personnage un peu plus abstrait, ce que souligne le jeu mesuré de l’acteur James Drury. Dans le pilote de 1958, la progression de la confrontation avec le méchant – ce contremaître dont il va prendre finalement la place – suit à peu près la même logique que chez Owen Wister : utilisant exclusivement la rhétorique (voire la comédie, avec la cuisinière) pour mener à bien ses investigations, le Virginien attend sagement la dernière minute pour sortir son arme, qu’il manie avec une dextérité que le spectateur soupçonnait d’autant plus qu’il ne la voyait jamais à l’œuvre ; il y a d’ailleurs là un paradoxe plaisant dont aime se nourrir le western dans sa forme la plus canonique. Quant à la série proprement dite, je pense n’en avoir vu tout au plus qu’une douzaine d’épisodes, sur les 249 qui s’étalent en 9 saisons jusqu’en 1971 (ouf !) ; peut-être cela reste-t-il malgré tout suffisant pour se faire une idée correcte de l’ensemble. Et au bout du compte, malgré son luxe chatoyant et les plans en extérieur de cette série couleur, je préfère toutefois ce petit pilote oublié de 1958, sans doute à cause de son ambiance plus inquiète et plus austère, que le reste d’une série tout à la fois encline à lorgner vers la comédie et qui me paraît aussi refléter trop ostensiblement l’état d’esprit des Trente Glorieuses (dans son versant américain) plutôt que de proposer une évocation un peu plus crédible des petites villes de l’Ouest à la fin du XIXe siècle. Mais il est vrai qu’il a toujours été dans le cahier des charges d’une série télévisée de parler davantage de l’époque qui lui est contemporaine que de celle qu’elle est censée évoquer à l’image.

LE VIRGINIEN S01X07 
LES HÉROS (RIFF RAFF)


MP4 DVDRIP 533 Mo MULTILANGUES

Avoir pu mettre la main sur ce pilote méconnu de The Virginian constitue déjà une petite victoire, merci Youtube ; le revers de la médaille, c’est qu’il ne va pas falloir vous montrer trop regardant sur la qualité du fichier : pour être tout à fait franc, elle est épouvantable. C’est dit. Bien sûr, il n’existait pas de sous-titres anglais, ni dans aucune langue d’ailleurs : c’est donc votre serviteur du mercredi qui a dû créer lui-même des timecodes et se débrouiller tant bien que mal pour traduire à l’oreille les dialogues, avec l’aide salutaire de sous-titres auto-générés par deux algorithmes différents : vous saurez vraiment tout sur les recoins de ma petite cuisine… Mais comme je ne suis pas un professionnel à qui rien n’échappe, vous trouverez ce sous-titrage homemade orné d’une poignée de ??? vous suggérant que je n’ai pas toujours tout bien saisi ce que racontaient nos cowboys monolithiques ; ces échecs de traduction restent cependant limités et ne devraient pas beaucoup gêner votre appréciation de l’œuvre, bien moins en tout cas que l’image dégueu. Pour le reste, si vous croyez que je vais vous livrer l’intégralité des 9 saisons de The Virginian, vous vous fichez le doigt dans l’œil jusqu’à l’arrière de la boîte crânienne : un peu cinéphilie raisonnée, ça change quand même du gavage d’oies ; et pour se remplir les DD, y a toujours le Lidl du coin (copiez/collez ici votre fournisseur préféré). De toute manière, qui a sérieusement l’intention de (re)regarder les 249 épisodes ? Ni vous ni moi. La partie vaudra pour le reste : je me contente de vous livrer le n°7 de la saison 1 (n°8 si on compte le pilote invendu) intitulé Riff-raff, parce que je trouve assez drôle qu’un scénario ait cherché à enrôler nos cowboys sympas parmi les célèbres Rough Riders de Theodore Roosevelt, envoyés en 1898 conforter les Cubains dans leur indépendance vis-à-vis de l’Espagne coloniale. Ce qui est cocasse dans l’histoire des Rough Riders, c’est qu’une fois arrivé sur place, ce régiment qui se faisait fort d’être une cavalerie se retrouva à devoir combattre comme de vulgaires fantassins, après que l’Etat-major ait renoncé à faire acheminer leurs montures jusque dans les Caraïbes. L’idée de cet épisode de The Virginian a davantage de sens qu’il n’y paraît : d’une part parce que les Rough Riders étaient composés d’un mélange social tout à fait hétéroclite, mais surtout parce que Teddy Roosevelt – pas encore Président, mais qui acquit à cette occasion sa réputation militaire – est lui aussi une figure incontournable dans l’histoire du western, avec la vision mythique qui était la sienne d’un Ouest aux vertus rurales revivifiantes tant pour l’âme que pour le corps ou l’esprit. Owen Wister était d’ailleurs un grand ami personnel de Roosevelt, à qui il dédia Le Cavalier de Virginie : « Vous avez vu certaines de ces pages, vous en avez loué d'autres, l'une d'elles [la nouvelle avec Balaam et le cheval du P’tiot] est nouvellement écrite parce que vous l'avez blâmée ; et toutes, mon cher critique, sont là pour vous rappeler l'admiration immuable de leur auteur. ». Voilà, et donc, tout va bien. Ah oui, la copie de cet épisode 8 de The Virginian, elle est excellente, tout va vraiment bien. Chouette. Suite du cycle mercredi prochain.

Un partage et une traduction de


8 commentaires:

  1. bravo pour votre travail

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  2. Pour l'anecdote, Morricone a fait une BO pour cette série.

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  3. Un grand merci pour les explications et le partage

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  4. Merci infiniment de nous proposer cette rareté (ainsi que les toutes premières versions du roman de Owen Wister dont celle de Victor Fleming, l'une des plus connus mais tout aussi rare que les autres). Je ne pensais même pas qu'un pilote avait été effectué quatre avant la lancée définitive de la série Le Virginien. On en apprend des choses, notamment dans vos textes passionnants. Toute ce que vous décrivez sur l'histoire des pilotes TV, leur réalisation, leur diffusion était totalement inconnu pour moi et c'est un vrai plaisir à lire.

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  5. Carrément génial !!! Merci beaucoup

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