mercredi 29 octobre 2025

THE VIRGINIAN 2014

 (VOSTFR)



Réalisation : Thomas Makowski
Casting : Trace Adkins, Brendan Penny, Victoria Pratt, Ron Perlman
Durée : 94 mi,
Année : 2014
Pays : Canada
Genre : Western

Elevé par le juge et éleveur Henry Garth, le Virginien est devenu son contremaître et assume ses responsabilités avec courage et détermination. Un écrivain de l'est, venu à Médecine Bow écrire un article sur la vie dans l'ouest s'élève contre les procédés brutaux et expéditifs dont sont punis les voleurs de bétail. Il se heurte au Virginien prompt à défendre le code de l'ouest...


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J’évoquais mercredi dernier, au sujet du téléfilm de Bill Pullman, la petite niche commerciale dans laquelle s’était réfugié le western dans notre premier quart du XXIe siècle ; tout au moins s’agissait-il du western qui n’a pas honte d’être ce qu’il est, le genre-roi d’antan ayant été éclaté vers les années 2000 entre le western dit « révisionniste » (en gros, le western pour ceux qui n’aiment pas trop ça), d’inutiles remakes (3:10 to Yuma) ou des films d’action douteux (Django unchained et autres tarantignoleries). Naguère maîtres du grand écran et des salles obscures, les héros du Far West – les vrais – se retrouvent alors relégués au petit écran domestique, où ils peuvent encore mener quelques péripéties pas trop honteuses (Deadwood), avec même quelques perspectives historiques intéressantes. Il y avait eu longtemps auparavant un signe qui ne trompe pas : le film qui avait signé au siècle précédent la fin définitive du cinéma classique, en coulant financièrement la United Artists, était précisément un western ; il s’agit bien sûr de Heaven’s gate de Cimino, sorti en 1980. Bref, dorénavant, au siècle de la transidentité et des influenceurs youtube, notre genre cinématographique favori en est réduit à subir à bas bruit un acharnement thérapeutique qui fait tout de même peine à voir ; et si l’on peut malgré tout saluer la récente tentative qu’a assumée Kevin Costner de lui redonner du prestige sans pour autant le dénaturer (Horizon, an american saga), l’échec public cinglant qu’a malheureusement essuyé l’acteur-réalisateur nous prouve que le western véritable – c’est-à-dire celui qu’a initié Owen Wister avec The Virginian – n’est réellement plus que l’affaire d’une poignée de cinéphiles ringards dont les goûts dégagent aujourd’hui une forte odeur de naphtaline. Aussi ne peut-on qu’être étonné qu’en 2014, quelqu’un se soit encore lancé dans une nouvelle adaptation de ce célèbre roman qui symbolise à lui seul le western dans ce qu’il a de plus classique ; la surprise devient toutefois plus relative lorsqu’on s’aperçoit que l’initiative provient de sociétés de production pour le moins obscures (Nasser Group North), voire même un peu dérangées (Revelation Media, dont le but est, je cite, de « ramener les gens plus près de Jésus Christ », aïe aïe aïe…), avec là encore un signe qui ne trompe pas : le film appartient à la plus basse caste de production qui soit, encore en dessous du téléfilm, celle de la sortie directe en DVD… Bref, le genre d’œuvre miteuse d’une consommation tellement courante que vous la trouverez sans peine en version française vendue 3 euros dans le premier Easy Cash venu ; et comme après cela il n’est plus possible de descendre encore plus bas en gamme, il y a juste à espérer pour le western qu’une âme charitable se dévoue enfin pour aller débrancher sa perfusion, en lançant une petite cotisation afin d’éviter à ce vieux dinosaure du septième art la toute dernière humiliation, celle de se retrouver enterré dans le carré des indigents.



Comme vous vous en doutez sûrement après cette introduction, il n’y a pas grand-chose à sauver de cette septième adaptation filmée de The Virginian, dont il n’y a plus qu’à espérer que ce sera la dernière. Je me demande par moments si j’habite la même planète que mes confrères cinéphiles, après avoir lu à plusieurs reprises dans les critiques (imdb et consorts) qu’il ne s’agissait pas cette fois-ci, contrairement à la tendance dominante, d’un western révisionniste ; les gens ont parfois de drôles d’idées… Car c’est bien là que se situe le problème, au-delà des faiblesses techniques et du manque de goût dont font preuve le metteur en scène du film – un certain Thomas Makowski – et toute son équipe de réalisation : ce qu’ils ont conçu appartient bel et bien à cette catégorie de western – nous verrons pour quelles raisons -, une catégorie dont on peut faire remonter les origines floues à Sergio Leone ou à la contre-culture des années 70. Mais entendons-nous bien : il n’y a rien de mal à vouloir se montrer iconoclaste, et l’anti-western a tout autant le droit de cité que n’importe quelle autre tendance ; on peut même affirmer qu’il a produit quelques chefs-d’œuvre. Le problème est d’une autre nature : étant donné que The Virginian, tel que l’a écrit Wister en 1902, représente le modèle et la quintessence du western dans sa forme la plus canonique, classique et conservatrice qui soit, en produire une version révisionniste n’a guère plus de sens que de vouloir faire aboyer un mouton... Durant ce cycle virginien, nous avons rencontré précédemment des adaptations plus ou moins libres (1914,1923, 1929, 2000), un affadissement (1946) et une gamme de produits dérivés (1962) ; nous voilà cette fois en présence d’une trahison, d’une réécriture manifeste. On peut ne pas être d’accord avec les opinions politiques d’Owen Wister, et celles-ci sont suffisamment radicales et falsificatrices pour qu’il y ait lieu de s’en défier ; pour autant, cela n’est pas une raison pour refaire l’histoire en lui faisant dire l’inverse de ce qu’il pensait, maintenant qu’il n’est plus là pour s’en défendre. L’intention apparaît d’autant plus délibérée de la part de Makowski et de son scénariste qu’une des rares qualités de leur travail (la seule, en vérité) est d’avoir de toute évidence débuté celui-ci par une lecture du roman plutôt que par un visionnage des adaptations qui ont précédé, dont ils se sont globalement affranchis ; et c’est tout à leur honneur d’avoir procédé ainsi. Cela se voit à nombre de petits détails (des noms de lieux, comme Horse-thief Pass, ou le prénom Jefferson que révèle Steve), mais surtout à cette initiative très inattendue consistant à réhabiliter le personnage du narrateur alter ego de l’écrivain, que toutes les adaptations précédentes – même celle de La Shelle en 1905 – avaient bien pris soin de faire disparaître. Las ! comme je l’avais souligné dans le premier envoi, le recours par Owen Wister à ce témoin passif n’est qu’une des nombreuses scories trahissant la genèse un peu chaotique du roman, et se retrouve au bout du compte à faire doublon avec Molly comme représentant des mœurs policées de l’Est du pays ; il en résulte dans le film de Thomas Makowski que ce personnage, qui se prénomme d’ailleurs Owen (l’allusion est claire) se retrouve dans la situation ridicule de devoir tenir la chandelle entre le Virginien et la jolie institutrice… Le film s’enfonce d’autant plus dans ce bourbier scénaristique qu’il laisse échapper une des rares occasions où la présence du narrateur, dans le roman originel, trouvait une certaine utilité dramaturgique, à savoir la fameuse scène de la pendaison de Steve : voir pour cela ce que j’avais écrit à l’occasion du post consacré au film de Victor Fleming. Or c’eût été là l’occasion pour le réalisateur de proposer une approche cinématographique inédite de la scène de question, au lieu de quoi il nous en propose une version si platement filmée, si dépourvue de toute sensation de tragique qu’en voyant cela, le pauvre spectateur se retrouve à éprouver autant d’émotion qu’une vache lorsqu’elle regarde passer un train.


 
Mais revenons-en à la notion d’anti-western : de quelle trahison s’agit-il ? Attention, je vais divulgâcher (c’est regrettable, mais moins moche que si je « spoilais »…) : de manière tout à fait inattendue, le scénario prend vers le milieu du film des allures d’énigme policière, avec morts suspectes, indices et code secret ; pourquoi pas, de toute façon, après la scène d’ouverture totalement ahurissante (je vous laisse la découvrir), on s’attend à tout. Et comme dans toute intrigue criminelle, cela s’achève dans les 5 dernières minutes par un retournement de situation qui se veut malin : voici donc que Trampas s’avère n’être que l’homme de main d’un plus méchant que lui, qui n’est autre que le Juge Henry en personne… Pour rappel, le Juge Henry est ce patriarche qui, à l’égal du Virginien, incarne chez Owen Wister l’idée aristocratique de droiture seigneuriale ; un personnage garant du bon ordre de toute chose, et pour lequel on se sent spontanément honoré d’aller risquer sa peau. Pour quiconque a lu le roman de 1902, faire du Juge Henry le prince des méchants constitue la démarche la plus iconoclaste qu’on puisse concevoir en matière d’adaptation ; aussi ai-je fait des yeux ronds comme des soucoupes en lisant ici ou là que le film de 2014 se démarquait de la tendance révisionniste qui domine le western de ces dernières décennies : on m’aurait prétendu sans rire que Vladimir Poutine est en vérité un hippie placide que je n’en aurais pas été moins estomaqué. Mieux : une fois de plus, on ne peut que savoir gré aux concepteurs du film d’avoir non seulement relu le roman de Wister, mais aussi de s’être dûment renseignés sur les événements historiques qu’il évoque à demi-mots, à savoir la guerre du comté de Johnson ; or si j’ai longuement expliqué dans les envois précédents quelle était la position de l’écrivain sur ce sujet, voilà que Makowski nous présente un Virginien politiquement très correct et qui, dans cette histoire de lutte des classes, finit quasiment par voler au secours des petits éleveurs dans leur conflit sanglant contre les barons du bétail. Or on sait depuis longtemps que dans le récit qu’il a imaginé d’après sa propre expérience, l’écrivain ultra-réactionnaire s’est fait le défenseur des criminels et des accapareurs, au nom d’une idéologie violemment anti-égalitariste ; alors pourquoi vouloir aujourd’hui pour les uns en faire au contraire le défenseur de la multitude, et pour les autres prétendre par-dessus le marché qu’il ne s’agit pas d’une démarche révisionniste ? Comprenne qui pourra… Avoir introduit dans cette adaptation des personnages de petits éleveurs ou de homesteaders – ce que se gardait bien de faire Owen Wister, en toute malhonnêteté historique – en lieu et place de simples voleurs vagabonds était une excellente idée ; mais si cela n’avait pour but que de faire mentir la réalité littéraire et politique de The Virginian, alors mieux valait s’abstenir. Nous sommes donc bel et bien en présence d’un anti-western, qui en cela ne se démarque pas de la norme actuelle ; et si le fond ne le montrait pas suffisamment, la forme est là pour nous l’assurer sans équivoque : avec ses rues boueuses, sa grisaille omniprésente, son nombre invraisemblable de morts et ses cowboys cyniques à forte pilosité, cette adaptation de 2014 est infiniment plus proche des films poisseux d’Antonio Margheriti ou des westerns déconstruits en vogue depuis les années 70 que d’un quelconque retour à la tradition. C’est d’ailleurs un choix qui se respecte tout autant qu’un autre, certes ; encore faudrait-il l’assumer pleinement : à la limite, j’aurais préféré qu’on me montre un Virginien veule et méchant plutôt qu’on tente de me faire croire que sous ses airs de droitard bourru, il cache en réalité un petit cœur de gauche.


 
Voilà pour les intentions, qui ont de quoi laisser perplexe ; or la mise en forme franchement défaillante n’est pas là pour sauver la mise. Certains aspects de l’œuvre semblent reprendre les choix faits par le téléfilm qui nous a occupés la semaine dernière, à moins qu’il ne s’agisse d’une réelle tendance : je n’ai pas assez vu de westerns modernes pour en juger ; toujours est-il que nous avons droit une nouvelle fois à une atmosphère sombre et orageuse, d’où le soleil semble avoir disparu à jamais. Mais là où Bill Pullman réussissait correctement à en tirer un parti pris esthétique, le film de Makowski ne fait que nous asperger le regard de gadoue avec ce style de photographie sépia et grisâtre particulièrement laid, que je crois bien avoir déjà aperçu à plusieurs reprises dans ce type de productions bas de gamme des 20 dernières années. Ce Virginian version 2014 est par ailleurs lui aussi tourné au Canada, et à ce sujet nous avions vu que Pullman avait trouvé en Alberta une alternative crédible au Wyoming. Or si je n’ai pas réussi quel coin du pays a servi de décor naturel à cette version-ci (peut-être la Colombie-Britannique, si on en croit une critique sur imdb), toujours est-il que tout y est aussi moche et terne que le reste, sans qu’on y aperçoive d’ailleurs la moindre prairie ; à la décharge du film (qui n’a même pas bénéficié de sortie en salle, rappelons-le), son budget très chiche ne lui permet manifestement pas de proposer le moindre plan large sur les paysages. Le style de la mise en scène, au mieux atone, s’avère par moments franchement désastreux, comme cette scène d’action où se déploie cet insupportable maniérisme hongkongais (temps dilaté, montage cut et autres colifichets) dont le cinéma bourrin ne semble même pas encore tout à fait sorti de nos jours, si j’en crois un blockbuster américain que j’étais allé voir l’an dernier (mal m’en a pris). Pour finir, un mot sur les acteurs : l’attraction sensée attirer le chaland, c’est Trace Adkins, un chanteur country apprécié des amateurs et qui compose ici un Virginien encore plus catastrophique que Joel McCrea en son temps, quoique dans un style bien différent. Physiquement, Adkins est à peu près aussi éloigné du portrait que dresse Owen Wister de son personnage que l’est un éléphant de mer d’une cigogne  ; seul son accent sudiste très marqué (trop, en vérité) semble être de circonstance, car pour le reste, on est frappé de consternation : avec sa voix outrageusement caverneuse et sa longue chevelure (pas forcément anachronique, soit dit en passant) qu’Adkins déploie avec ostentation, on croirait un chanteur de death-metal qui se serait égaré sur le plateau de tournage et qu’on cherche tant bien que mal à occuper en attendant que le reste du groupe vienne le récupérer. Quant à ses qualités d’acteur, notre malheureux chansonnier est à peu près aussi expressif que les bœufs du troupeau qu’il est censé garder dans l’histoire - mais qu’on ne voit pas, d’ailleurs, faute de budget suffisant. C’est un peu mieux du côté de Molly, interprétée par une Victoria Pratt certes plus inspirée que son compagnon, mais dont l’allure est davantage celle d’une danseuse de saloon que d’une maîtresse d’école ; quant à Trampas, malgré quelques efforts de son interprète, il reste aussi terne et fonctionnel que le sont tous les dialogues du film. Au sein de toute cette misère artistique, Ron Perlman – venu de toute évidence arrondir une fin de mois – parvient grâce à son impeccable professionnalisme à se sauver du ridicule, ce qui n’était tout de même pas gagné d’avance : pour composer le Juge Henry, il paraît aussi indiqué qu’aurait pu l’être en son temps Gary Cooper si on lui avait demandé d’interpréter un loup-garou.
 

ÉMISSION DE RADIO

Etant donné le statut commercial de cette œuvrette qui la condamne aux rayonnages de la Trocante, c’est bien sûr un fichier de type DVDrip que je vous propose, d’une qualité tout à fait correcte et qui respecte le format large de l’image. Au vu du caractère très évasif du baragouinage rauque servi par Trace Adkins, j’ai été bien content de trouver des sous-titres anglais qui m’ont permis sans dommages de vous servir un sous-titrage en français, que j’ai soigné du mieux possible malgré le peu d’estime que je porte à ce film – vous l’avez bien compris. En guise de bonus, je vous offre le rattrapage d’un oubli : il aurait été approprié que j’adjoigne au post consacré à la version culte de The Virginian (celle avec Coop, bien sûr) son adaptation radiophonique diffusée le 2 novembre 1936 sur CBS, dans le cadre d’une émission intitulée Lux Radio Theater, laquelle avait débuté deux ans auparavant par des pièces de Broadway puis s’était progressivement tourné vers des adaptations audio de succès cinématographiques ; c’est donc bel et bien la voix de Gary Cooper que vous entendrez. Petite anecdote intéressante : depuis quelques mois (1er juin 1936), cette émission d’une heure était présentée par Cecil B. DeMille, lequel avait réalisé – comme vous le savez dorénavant – la toute première adaptation au cinéma de The Virginian. Bien sûr, c’est en anglais, et je ne suis pas allé jusqu’à m’infliger la peine d’en créer un sous-titrage dans notre langue : ce bonus audio n’intéressera donc que les warningzonards anglophones. Voilà donc la fin de ce cycle consacré au roman d’Owen Wister ; la semaine prochaine, je vous proposerai un petit ajout à un des cycles précédents, suite à une récente trouvaille que j’ai faite sur la toile : je n’en dis pas plus pour le moment...



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