mercredi 22 octobre 2025

THE VIRGINIAN 2000

 (VOSTFR)



Réalisation : 
Casting : Bill Pullman, Diane Lane, John Savage
Durée : 94 min
Année : 2000
Pays : USA
Genre : Drame, Western

Un cowboy est trahi par son meilleur ami. Il doit alors choisir entre la justice et la femme dont il est amoureux.


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Nous avons vu la semaine dernière que pour The Virginian, roman fondateur du western paru en 1902, le passage d’adaptations du grand au petit écran à la fin des années 50 était marqué par l’abandon du récit originel avec tous ses enjeux sociologiques et politiques, au profit d’une sorte de franchise standardisée qui avait pris soin d’évacuer tous les sujets qui fâchent, le personnage principal n’étant plus alors qu’un vague redresseur de torts officiant au sein d’une petite société propre et policée dont les aspirations ressemblaient à celles du moment – nous étions alors dans les années 60. La série allait s’arrêter en 1971, après s’être résolue à abandonner toute référence à l’œuvre d’Owen Wister ; pendant ce temps, c’est le western dans son ensemble qui disparaissait quasiment des salles obscures ainsi que des postes de télévision, la figure du cowboy stoïque et intrépide ayant cessé définitivement de servir de modèle aux mioches des cours de récréation. Rien d’étonnant alors à ce que le Virginien se fasse oublier pendant une trentaine d’années, jusqu’à ce que l’on accorde à l’ancien genre-roi des écrans de refaire ici ou là quelques apparitions à destination d’un petit public « de niche », nostalgique des mythes de la conquête de l’Ouest. Durablement ringardisés en ce début du XXIe siècle, nos cowboys et nos Indiens devront néanmoins se contenter du petit écran et du seul marché intérieur des Etats-Unis pour que les caméras daignent s’intéresser à leurs chevauchées ; en ce qui concerne The Virginian, il aura droit en 2000 à un téléfilm interprété, produit et réalisé par l’acteur américain Bill Pullman, dont le choix est de se démarquer de ses illustres prédécesseurs – notamment l’adaptation de 1929 avec Gary Cooper - pour revenir à la source du roman de 1902, et dont il se targue d’être assez proche. Nous allons voir ce qu’il en est exactement, mais afin de ne pas vous faire languir, disons-le d’emblée : cette version de The Virginian, à défaut d’être pleinement réussie, est sans doute la meilleure après le film de Victor Fleming ; elle a été produite par TNT (Turner Network Television), une chaîne américaine assez friande de vieilleries, et qui semble ainsi constituer à l’orée du millénaire un des tous derniers bastions du western à l’écran.
 


Le choix de l’acteur Bill Pullman, pour sa seule et unique réalisation, est de tourner une version exclusivement dramatique de The Virginian, en écartant les scènes légères ou potaches qu’on trouvait dans la première partie du roman d’Owen Wister, ainsi que dans les adaptations tournées pour le cinéma, en particulier celle de 1929 qui sert toujours de référence. A propos de celle-ci, nous avions vu qu’une de ses caractéristiques notables était de faire cohabiter dans le même film l’humour et la tragédie, ainsi que de proposer une grille de lecture de l’œuvre axée sur le passage définitif à l’âge adulte de deux copains d’adolescence ; les excellentes compositions de Gary Cooper et de Richard Arlen contribuaient beaucoup à atteindre cet objectif. Il en va différemment de ce téléfilm, qui dote l’intrigue d’une atmosphère uniformément sombre et menaçante, ce que renforce de manière expressionniste les aspects gris et couverts du ciel hivernal qui surplombe les paysages durant 90 minutes ; Bill Pullman choisit donc de ne pas faire figurer la scène avec l’échange des bébés durant la fête, dont le ton devait lui sembler trop léger mais qui avait pourtant, dans le film de Victor Fleming, l’utilité de donner corps à l’amitié entre le Virginien et Steve. Il en résulte un scénario beaucoup plus ramassé, ce qui tranche avec la dispersion hétéroclite dont faisait preuve le roman d’Owen Wister : voir à ce sujet le premier post de ce cycle. Il y a par conséquent un réel effort de cohésion dans cette nouvelle proposition, ce qui se traduit du côté des méchants par une collusion inattendue entre Trampas et Balaam, lesquels perpétraient séparément leurs méfaits dans la version de l’écrivain : c’est là une idée tout à fait louable, mais qui est malheureusement annihilée par une certaine confusion en ce qui concerne les motivations de l’un comme de l’autre dans le conflit qui les oppose au Juge Henry ; et les dialogues quelques peu sibyllins n’aident guère à éclaircir la situation. Tout cela est un peu frustrant, et le scénario - qui axe principalement son intrigue sur l’histoire d’amour entre le héros et Molly Stark – donne ainsi l’impression de souffler le chaud et le froid en matière de clarté, et c’est un peu dommage. Ce qui en revanche ne change pas par rapport aux adaptations précédentes est l’évacuation prudente du contenu politique de l’œuvre de Wister : pas plus que dans les adaptations précédentes il n’y a chez Pullman de conflit de classe entre gros et petits éleveurs, ou de référence à la guerre du comté de Johnson, mais un contentieux assez flou au sein d’une même caste de grands propriétaires ; de ce fait cette nouvelle version de The Virginian, bien qu’elle prétende se rapprocher du roman (par opposition à la série des années 60, sans doute), s’en tient cependant à une distance comparable à celles de 1914, 1923 ou 1929. Pour autant, le scénario tente de ne pas évacuer totalement la question de la lutte des classes, mais la déplace de manière plus consensuelle vers une classique opposition entre exécutants et donneurs d’ordre ; cela est esquissé par certains dialogues, et le personnage de Trampas en vient même à acquérir ici une certaine dignité : après le règlement de compte final, le Virginien rend ainsi hommage au courage de son ennemi par opposition à la lâcheté de son employeur. Une autre idée novatrice de ce scénario concerne le dénouement : conclure l’histoire d’amour par une impasse était une initiative tout à fait intéressante, donnant en particulier au personnage de Molly davantage d’épaisseur que ne lui en accordait le roman. Mais à peine a-t-elle été esquissée que la bonne idée est aussitôt démentie : reculant devant l’audace de proposer une conclusion non conforme à certains canons hollywoodiens, Bill Pullman se ravise donc dans la scène suivante en nous montrant le Virginien venu jusque dans l’Est reconquérir avec succès sa dulcinée ; on peut trouver dommage que le réalisateur n’ait pas poursuivi son propos jusqu’au bout.


 
A l’image du scénario, la réalisation est elle aussi mi-figue mi-raisin, et présente de bonnes initiatives malheureusement contrecarrées par quelques maladresses et boursouflures. Choisies pour le tournage, les prairies de l’Alberta, dans le Canada, remplacent sans dommage celles du Wyoming où est censée se dérouler l’histoire ; or si le choix de filmer ces immenses paysages d’une manière plus cinématographique que télévisuelle donne un certain prestige à l’œuvre, Bill Pullman pousse la logique ostentatoire un peu trop loin avec ces plans larges et mouvants pris depuis un hélicoptère : tout cela est un peu trop démonstratif. Dans le même ordre d’idée, la mise en scène a facilement recours à des effets de manche douteux lors de scènes d’action ; c’est particulièrement le cas durant la scène où Balaam fait dévaler une pente à des chevaux, le réalisateur usant avec profusion de procédés artificieux (ralentis et contre-plongées) qui ne servent qu’à rendre l’ensemble maniériste et confus. Toute cette esbroufe est bien inutile, de même que le recours à une musique sombre et inspirée a tendance à se faire trop systématique, tuant l’émotion à force de la surligner à grand renfort de violoncelle ; toute cette emphase est symptomatique de ces productions télévisuelles qui, en ce début des années 2000, ont tendance à ne plus vouloir s’assumer en tant que telles face au prestige du cinéma. Voilà pour ce qui fâche un peu ; mais pour le reste, cette nouvelle adaptation de The Virginian bénéficie d’une réalisation tout à fait correcte, d’un montage fluide et d’un rythme uniforme, proposant comme on l’a vu sa propre vision du roman d’Owen Wister sans le trahir : c’est déjà beaucoup, et malgré ces quelques réserves que j’ai formulées précédemment, ce téléfilm appréhende au bout de compte de manière satisfaisante ce grand classique du western. Aux commandes du projet, Bill Pullman compose un Virginien crédible sur le fond, bien qu’assez différent sur la forme du jeune gaillard vif et élancé décrit par l’écrivain ; si ce n’est le recours trop systématique au marmonnage pour donner du style à son jeu, la performance de l’acteur-réalisateur est tout à fait digne d’éloges, même si elle est loin de détrôner Gary Cooper. Le reste de la distribution est du même aloi : bien plus sobre que ne l’était Walter Huston en son temps, Colm Feore compose un Trampas mesuré qui convient parfaitement à la tournure que donne Pullman à cette histoire ; quant à John Savage, il est lui aussi dans le ton, même si sa prestation ne risque pas de nous faire oublier ce Steve bravache et adolescent qu’avait proposé en son temps Richard Arlen. La scène du lynchage, particulièrement réussie dans le film de 1929, est ici traitée de manière assez différente, sans doute pour se démarquer du chef-d’œuvre de Victor Fleming : en guise de potence, les grands peupliers du roman originel cèdent ici la place aux chevrons d’une grange abandonnée, faisant peut-être référence à la célèbre photographie de 1909 où figurent le hors-la-loi Jim Miller et ses complices après leur exécution. Rien à redire à cette idée, si ce n’est qu’une fois encore, la stylisation un peu excessive de la mise en scène atténue l’émotion que devrait susciter cette séquence-clé de l’histoire. Pour en revenir aux comédiens, Diane Lane compose la meilleure Molly de toutes les adaptations qu’on ait pu voir du roman, grâce à son talent propre mais aussi à la place que laisse le scénario à son personnage ; à noter que l’actrice n’était pas étrangère à l’univers du western, ayant tenu à la fin des années 80 un des rôles principaux dans la première adaptation de la série Lonesome Dove, dont le récit emprunte d’ailleurs certains traits au célèbre livre d’Owen Wister.


 
Il est une règle quasi-universelle du film historique (western ou autres) qui veut que, sous couvert d’une reconstitution, il parle en vérité davantage de l’époque à laquelle il est tourné que de celle qu’il est censé représenter à l’écran ; ainsi je me rappellerai toujours mon prof d’art romain qui ne nous dissuadait pas de regarder les péplums des années 50 ou 60, mais qui nous prévenait : « Vous n’y apprendrez absolument rien concernant l’Antiquité, mais en revanche, vous en apprendrez beaucoup sur la société américaine d’après-guerre. » Le téléfilm qui nous occupe ici ne déroge pas à cette règle, et à certains égards, trahit les préoccupations du moment : nous ne sommes encore qu’en 2000, mais une des évolutions majeures de nos sociétés en ce siècle débutant – celle qui concerne la place des femmes – est d’ores et déjà en marche dans le domaine culturel. Evolution mais pas révolution, car il serait très exagéré de voir dans ce téléfilm une œuvre qui torde le cou à une certaine vision outrageusement patriarcale de la masculinité que le western aurait promue depuis son invention par Owen Wister : d’une part Bill Pullman n’entend surtout pas créer une sorte de contre-Virginien, et son projet reste celui d’une adaptation relativement fidèle de l’œuvre de l’écrivain ; d’autre part le roman de 1902 se montre beaucoup plus subtil qu’il n’y paraît de prime abord, et tempère à de nombreux égards l’image du cowboy phallocrate soucieux des prérogatives qu’il s’est adjugées sur sa compagne soumise. Certes, la confrontation politique qui oppose le Virginien à Molly se solde irrémédiablement par la reddition de cette dernière, avec l’idée que chez la femme le sentiment finit toujours par l’emporter sur la conviction ; or on a vu précédemment qu’après avoir manifesté l’intention de remettre Molly sur un pied d’égalité lors de ce dénouement, Bill Pullman y avait malheureusement renoncé dans la toute dernière scène : l’idée est néanmoins présente. Il n’y a donc pas de féminisme dans cette nouvelle adaptation de The Virginian, mais plutôt une atténuation du machisme ambiant qui passe davantage par le traitement nuancé de chaque scène se rapportant à Molly plutôt que par un grand chambardement de l’histoire inventée par Wister. Prenons un exemple, celui de la toute première rencontre – mouvementée – entre le Virginien et sa future épouse : alors que l’adaptation de 1929 avait choisi un biais permettant de garder une unité de temps et de lieu dans les scènes d’ouverture, le téléfilm de 2000 marque le retour de la fameuse scène de la traversée périlleuse d’une rivière par la diligence qui amène Molly à Medicine Bow. Dans le roman de 1902, le sauvetage de la dulcinée par le chevalier errant se fait sur un mode très archaïque, dans lequel la femme entièrement passive est prise en main au sens le plus concret du terme et se retrouve déposée sur l’autre berge sans avoir eu aucune prise sur les événements ; cet aspect des choses était conservé et même accentué par le film de1929, qui substituait à cet épisode un sauvetage équivalent mais qui infériorisait encore davantage Molly, laquelle se retrouvait par-dessus le marché ridiculisée d’avoir eu peur d’une vache domestique. Bien sûr, il ne s’agit nullement de renier le chef-d’œuvre de Victor Fleming : autres temps autres mœurs, et il n’y a pas à bouder son plaisir devant les fanfaronnades de Gary Cooper ; on notera simplement qu’au début du XXIe siècle, il semblait difficilement concevable de refaire les choses ainsi, et Bill Pullman a donc raisonnablement choisi de rendre toute sa dignité à une Molly qui, pour la première fois, prend une part très active à son propre sauvetage, tandis que le Virginien se garde dans cette scène de prendre possession symboliquement du corps de cette dernière. Quant à Owen Wister, il avait malgré tout pris soin de son côté à temporiser le masculinisme ambiant de son roman, en procédant lors d’un chapitre-clé à une curieuse inversion des rôles ; car c’est bel et bien Molly qui va sauver la vie du Virginien blessé après l’attaque des Indiens, en mobilisant toutes ses forces physiques pour le ramener vivant chez elle afin de pouvoir de soigner son cowboy devenu à son tour vulnérable. Or on remarquera que contrairement aux adaptations muettes qui avaient conservé cette scène, le film de 1929 l’avait supprimée (Gary Cooper se sauvait tout seul), donnant ainsi l’impression de vouloir jouer quant à lui sans nuance la carte de la virilité infaillible. Cela correspondait sans doute davantage aux mentalités de l’époque ; il va sans dire que Bill Pullman fait le choix contraire, inclut cette scène au montage et permet ainsi à Molly de retrouver l’occasion de rendre la pareille au Virginien en le sauvant d’une situation dangereuse.



La copie que je vous propose de ce téléfilm n’est pas terrible, l’œuvre n’ayant pas à ma connaissance bénéficié pour l’instant d’une édition sur un quelconque support ; ce que j’ai pu trouver de mieux est donc un enregistrement télé à la résolution un peu faiblarde et au logo de chaîne incrusté en bas à gauche, augmenté par moment d’autres logos intermittents. Bref, en termes de qualité d’image, on a sans doute vu pire, mais on a surtout vu mieux. Un malheur ne venant jamais seul, je vous propose un des plus mauvais sous-titrages de ma carrière sur le warez : non pas que je vous fasse l’insulte de ne pas y avoir consacré le temps nécessaire, mais le fait que je n’aie trouvé aucun sous-titre préexistant en anglais (ni dans aucune autre langue d’ailleurs) constituait d’emblée un problème. Il est vrai que certains outils numériques modernes, une oreille attentive et un peu d’acharnement peuvent néanmoins permettre de contourner l’écueil ; las ! Bill Pullman ayant fait de la diction évasive une marque de fabrique de son jeu d’acteur, qu’il semble en outre avoir étendue ici à l’ensemble de son casting, je me suis trouvé dans l’incapacité de transcrire certaines répliques, dans une quantité suffisamment importante pour non pas pour compromettre la compréhension de l’ensemble, mais peut-être assez pour rendre nébuleux quelques détails de l’intrigue. Si cela peut vous rassurer, j’ai lu à propos de ce téléfilm des critiques de cinéphiles américains qui avouent eux-mêmes ne pas avoir tout compris aux baragouinages de Bill Pullman ; ainsi vous conviendrez qu’à l’impossible nul n’est tenu, et que si l’on n’a rien compris dans le Minnesota, on ne fera pas mieux sur les bords de la Loire. Vous trouverez donc durant le visionnage des ??? inélégants qui parsèment le sous-titrage, et que vous aurez la mansuétude de mettre sur le compte d’une sorte de flou artistique, on va dire ça comme ça… Vous n’en pouvez plus du Virginien, de Molly et de Trampas ? Eh bien ça tombe mal, parce qu’ils reviendront tous une dernière fois la semaine prochaine !



Un partage et une traduction de


8 commentaires:

  1. Ça c'est du commentaire ou je ne m'y connais pas ! Grand merci pour le taf.

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  2. Merci pour le partage et ce texte avec ces comparaisons tjrs intéressantes ! Et comme il y'a la ravissante Diane Lane, le visionnage s'impose !

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  3. Merci beaucoup pour cette découverte !

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  4. Etant un fan de la série, un grand merci à toi de me remettre sur la route de l'esprit du roman original !

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  5. merci UH; pour avoir vu l'intégrale de l'excellente série Lonesome Dove que tu cites, je vais me régaler, bravo !

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