mercredi 13 novembre 2024

THE DIVINE MOVE 1 & 2

 HD

(VOSTFR)



THE DIVINE MOVE (2014)
Tae-seok, un joueur professionnel de baduk (jeu de Go), perd une partie très importante contre le mystérieux célèbre joueur Sal-soo, son frère se fait tuer, il est accusé du meurtre et envoyé en prison. Il décide de se venger et s'entraîne avec assiduité.

MKV HDLight 720p 1.85 Go VOSTFR


💥


THE DIVINE MOVE 2 (2019)
Gwi-soo perd tout en jouant au baduk. Avec l'aide de son maître Heo Il-do et de son professeur Ddong, Gwi-soo réussit à remonter la pente dans le milieu du baduk. Il affronte les champions de tout le pays...
 
MP4 HDLight 1080p 1.65 Go VOSTFR


Vous ne savez pas jouer au go ? Statistiquement, rien de plus normal : en France, moins d’un millier d’adeptes de ce jeu très ancien le pratiquent régulièrement ; cela reste donc assez confidentiel, quoique sans doute un peu moins que les amateurs de westerns muets… Le go est avant tout une affaire d’Extrême-Orient ; allez savoir pourquoi, les joueurs occidentaux lui préfèrent depuis longtemps les échecs, ce jeu balourd aux règles artificielles. Les deux ont cependant en commun un côté cérébral, puisque le hasard n’y intervient pas, et une certaine courtoisie dans les manières ; autant dire qu’ils ne constituent pas a priori de bons sujets cinématographiques. Oui mais voilà, le grand écran parvient à faire feu de tout bois, s’acharnant à rendre spectaculaire ce qui ne l’est pas du tout a priori : en Occident les échecs ont ainsi fait l’objet de quelques films, et plus récemment d’une série ; le cinéma coréen, quant à lui, s’est efforcé à quelques reprises de mettre le jeu de go au centre d’une petite poignée de productions destinées avant tout à son marché intérieur. Avec un sujet aussi abstrait, la démarche en soi est assez casse-gueule, et c’est en effet ce qu’il se produit, à tous les sens du terme d’ailleurs : nous verrons ce qu’il en est plus en détail. Quant à ceux qui suivent mes envois du mercredi depuis leurs timides débuts, ils auront peut-être le souvenir d’avoir vu Dol (titre anglais : The stone), un curieux film de 2013 que je vous avais proposé après que nous en ayons effectué, avec un camarade du club de go de ma ville, un sous-titrage en français ; cette œuvre représentait la première tentative, très originale, du cinéma coréen à faire de ce jeu quelque peu abstrus un élément significatif de scénario, dans un film qui s’inscrivait par ailleurs dans les tendances locales du cinéma de genre. L’initiative fut sans doute remarquée, car l’année suivante fut lancée une nouvelle production aux objectifs similaires intitulée Sin-hui hansu, que je désignerai sous son titre international The divine move : en même temps que le budget était en hausse et les ambitions formelles plus marquées, ce nouveau film se proposa de pousser le bouchon encore plus loin, et même un peu trop à mon avis. Il n’empêche que l’on dut croire fermement au projet, car le déroulement du film laissait clairement entrevoir de possibles suites et dérivations ; l’une fut effectivement tournée en 2019, The divine move 2 The wrathful, que je vous propose également dans ce nouvel envoi, en vous garantissant que tout cela va vous changer radicalement de James Fenimore Cooper.



Très ancien, d’origine tibétaine puis répandu en Chine, Japon et Corée, le jeu de go n’a eu en Occident qu’un léger succès d’estime ; réputé difficile et ingrat à cause de ses règles simples (c’est un paradoxe), il n’a débuté sa timide apparition en France que durant les années 70 dans les cercles japonisants. Les années 2000 lui ont fait bénéficier d’un nouvel intérêt sous l’impulsion de deux événements distincts. Le premier a été le succès du manga Hikaru no go, d’abord dans ses éditions imprimées puis dans sa version animée pour la télévision ; arrivé en France vers 2002, il a fortement contribué à amener vers les clubs de go un nouveau et jeune public durant les 10 années qui ont suivi, après qu’un phénomène similaire ait été observé au Japon, son pays d’origine. Le second événement s’est déroulé entre le 9 et le 15 mars 2016 : il s’agit de la fameuse série de matchs joués entre le champion de go Lee Sedol et la machine Alphago, une des toutes premières à utiliser l’intelligence artificielle (réseaux neuronaux) dans son fonctionnement ; la victoire de la machine sur l’humain (4 parties à 1) a constitué une performance technique dont le retentissement est allé bien au-delà du seul monde restreint du go. Le fait qu’elle se soit réalisée bien avant les prédictions que l’on avait émises jusqu’ici a été le révélateur des progrès fulgurants réalisés par la technologie numérique, laissant entrevoir dans le domaine de l’intelligence artificielle un avenir tout à la fois prometteur ou inquiétant, selon la sensibilité de chacun, et dont nous connaissons tous aujourd’hui les applications : vous avez par exemple sûrement compris depuis bien longtemps que je vous bluffais chaque mercredi avec ces petits articles que je fais écrire par ChatGPT, auxquels je rajoute des fautes d’orthographe pour faire plus vrai ; pareil pour les sous-titrages. Bref, après les jeunes fans de mangas 10 ans auparavant, nous avons vu débouler au club de go de ma région, dès le lendemain de cet événement, une poignée de geeks et d’ingénieurs informaticiens avec des étoiles dans yeux, qui nous ont dit « On veut apprendre à jouer au go nous aussi » ; d’ailleurs c’est très bien, depuis ce jour-là mes problèmes en informatiques ne durent jamais très longtemps, j’ai dorénavant quelques personnes compétentes à qui m’adresser… Quant au camarade très fort au go et aussi un peu cinéphile qui m’a aidé pour le sous-titrage de The stone et des deux films d’aujourd’hui, ça serait bien qu’il me laisse gagner un peu de temps en temps, j’en ai marre qu’il me flanque chaque semaine une rouste à trois pierres de handicap. Pour en revenir au film The divine move dont il sera question ici, son titre fait référence à un terme du jargon des joueurs de go, approximativement traduit de l’expression japonaise « kami no Itte » et désignant un coup si brillant, exceptionnel et inattendu que seuls les très grands champions peuvent le concevoir, et encore une seule fois dans leur vie ; le concept traduit donc les possibilités quasi-infinies qu’offre le jeu de go. Un tel coup prodigieux fut joué par Shusaku en 1846 lors de la fameuse « partie aux oreilles rouges » ; on dit que c’est également un coup de cet ordre qui permit en 2016 à Lee Sedol de gagner malgré tout une partie contre la redoutable machine Alphago. Bien que « kami no Itte » soit impossible à traduire de manière pleinement satisfaisante dans une langue occidentale, le terme recèle une composante mystique ; il s’agirait donc en quelque sorte de la fameuse « main de Dieu » chère à Maradona, appliquée au jeu de go et sans l’aspect de triche éhontée qui avait permis à Diego-la-coco de marquer son fameux but contre l’Angleterre en 1986. Allons bon, on va quand même pas se mettre à parler de foot, hein ? Mais non ! Cinéma !



Pour rappel, l’argument de The stone reposait sur l’amitié très improbable qui se nouait entre un jeune prodige du jeu de go et un « kkangpae », terme qui est plus ou moins l’équivalent coréen du célèbre « yakuza » japonais. La démarche du film consistait donc à introduire de manière artificielle le jeu de go dans un genre de cinéma commercial – le film gangster à la coréenne – qui avait émergé au tout début des années 2000, à la faveur de la renaissance cinématographique du pays du Matin calme à partir de 1997 : on reprenait alors les codes d’un certain cinéma américain (film noir façon Scorcese et blockbusters d’action) pour les accommoder à la sauce locale asiatique (arts martiaux, cinéma d’action maniériste façon Hong-Kong). The stone faisait ainsi le pari assumé d’un étrange oxymore scénaristique : faire se côtoyer l’univers poli, feutré et cérébral des joueurs de go avec la violence frénétique du kkangpae. A l’issue de cette improbable rencontre de deux mondes que tout oppose, le jeune joueur go commence dans l’histoire à incorporer les codes brutaux de la pègre, tandis que le chef de gang entame à l’inverse un pas vers la quiétude et la sérénité. Même si ce film correctement réalisé et interprété possède un certain attrait, cet aspect très artificiel de son argument m’avait laissé quelque peu dubitatif, en dépit de l’originalité qu’il confère à l’ensemble. J’avoue cependant que ces réticences proviennent sans doute de mon manque de familiarité avec les codes de ce nouveau cinéma populaire asiatique, qui semble s’autoriser beaucoup plus de fantaisie que son équivalent occidental ; peut-être faut-il y voir une volonté de donner le change au côté très normé des sociétés dans cette partie du monde. Toujours est-il que je ne soupçonnais pas alors que The stone gardait malgré tout une certaine mesure dans son artificialité, étant donné que The divine move n’allait même plus chercher à mettre de garde-fous à ses élucubrations : cette fois-ci, il ne s’agit même plus de confronter l’univers du jeu de go avec celui des gangsters, mais de faire carrément l’amalgame des deux, en s’exonérant crânement de toute notion de réalisme. Il en résulte un univers totalement déconnecté du monde tangible et qui évoque celui de la bande dessinée, sans doute plus encore dans ses formes modernes et orientales (manhwa, webtoon), et dans lequel d’improbables personnages, qu’on ne saurait situer socialement, jouent des parties de go au moment où ils devraient classiquement s’arroser de coups de poings ou se tirer dessus à l’arme automatique ; ils font d’ailleurs un peu des deux, se flanquant des coups de savate après avoir joué au go, ou bien avant, voire même pendant les parties. Leurs motivations restent volontairement floues, le scénario est nébuleux à souhait ; tout est absurde, violent, prétexte à montrer ces gens en train de faire des parties de go dans les situations les plus rocambolesques possibles : dans une chambre froide, sur une voie de chemin de fer, à 1 contre 100, ou sans les mains, ou sans les yeux, que sais-je encore, le scénario ne se fixant aucune limite. Bref, tout baigne dans un surréalisme très démonstratif qui laisse perplexe, émaillé de scènes à la violence outrée, mises bout à bout par un montage neurasthénique ; par conséquent, que l’on connaisse les règles du jeu de go ou pas ne change rien à l’affaire : on n’y comprend rien.



Il semble que les origines du projet de The divine move remonteraient au succès d’un autre film coréen sorti en 2006, intitulé Tazza : The high rollers (titre international), dont on tourna d’ailleurs une suite la même année que The divine move. N’ayant malheureusement pas vu Tazza, je ne peux que rapporter ce que j’ai lu ici ou là : ce film proposait déjà un mélange de jeu et de bagarres dans des milieux interlopes, dans une ambiance proche de la bande dessinée (il était issu d’un manhwa, l’équivalent coréen du manga japonais), et il paraît qu’on y trouvait un personnage féminin très similaire à un de ceux que l’on voit dans The divine move, vague déclinaison de la femme fatale des films noirs. Les différences entre les deux films sont tout d’abord le jeu autour duquel se nouent les intrigues – dans Tazza, il s’agit du « hanafuda », jeu de cartes traditionnel japonais et coréen – mais résident surtout dans la qualité cinématographique du résultat : le film de 2006 passe ainsi pour être une franche réussite, qui eut d’ailleurs un succès public retentissant dans son pays, ce qui en a fait une des œuvres les plus rentables jamais tournées en Corée. Les 3,5 millions d’entrées de The divine move constituent de leur côté une réussite commerciale honorable, mais elles se situent bien en deçà de son prédécesseur qui en fit le double ; en outre, la fortune critique du film de Beom-gu Cho fut beaucoup plus mitigée que celle de Tazza. De toute évidence, les influences cinématographiques de ce type de film ne sont pas à chercher du côté de ce qui pourrait apparaître comme des équivalents occidentaux, par exemple les « films de poker » – du type The sting ou The Cincinnati kid – dans la mesure où le couplage du jeu et de la pègre ne repose cette fois-ci sur aucune base sociologique tangible ; si à la limite cela pouvait être dans le cas de Tazza étant donné qu’il s’agissait d’un jeu de cartes, avec une composante de hasard, rien de cet ordre n’est en revanche concevable pour le jeu de go : comme je l’ai déjà dit, le postulat de départ est totalement farfelu. Les sources d’inspiration ne sont donc pas à chercher si loin, un film comme The divine move faisant partie intégralement d’un type local de cinéma d’action qui prend sa source dans les films d’arts martiaux pour le côté spectaculaire et hystérique, couplée à cette fascination un peu tordue pour la violence crue qu’a développé le cinéma coréen au moins depuis le célèbre Old boy sorti en 2003. Quant à l’embryon de scénario, car il en faut quand même un, il est sans surprise : qu’est-ce que racontent invariablement les films d’action qui ne savent pas quoi raconter ? Des histoires de vengeance, bien sûr ! C’est le thème de 90 % de ces films asiatiques sous amphétamines, et la réminiscence de ce tropisme remonte bien au-delà de Old boy : écrire à la chaîne des scénarios de vengeances abracadabrantes histoire de donner un semblant de matière à un cinéma violent destiné à la consommation courante, cela était déjà le cas durant toute la vague de westerns italiens des années 60 ; il y a donc là quelque chose de presque universel. Enfin, pour adjoindre une composante locale à cette formule passe-partout, signalons dans The divine move quelques plaisantes allusions à de vieilles figures emblématiques du cinéma de genre asiatique : les connaisseurs ne manqueront pas de déceler dans le joueur de go aveugle un clin d’œil évident au personnage de Zatoichi, tandis que le joueur amputé d’un bras renvoie de son côté au fameux sabreur manchot qui sévissait sur les plateaux de tournage hongkongais au tournant des années 70. Fait notable : personne n’expie sa honte en se coupant un doigt après avoir perdu une partie de go, comme je m’y attendais pourtant à chaque scène du film.



Alors de tout ce fatras, que peut-on retenir ? Pas grand-chose sur le fond, tout le côté clinquant et démonstratif n’étant là que pour masquer la bêtise fondamentale du propos, si tant est qu’il y en ait un. Mais les amateurs du genre y trouveront sans doute leur compte, avec des coups de tatane soigneusement chorégraphiés et une esthétique publicitaire vive et colorée. Quant à la violence ostensiblement sanguinolente, elle est une composante essentielle de ce cache-misère ; elle est même si outrée que cela suscita quelques inquiétudes aux producteurs, qui demandèrent à Beom-gu Cho de lever un peu le pied sur cet aspect du projet afin de ne pas nuire aux visées commerciales. Peine perdue : le film a été interdit aux moins de 18 ans en Corée ; gageons que cela n’aura pas été nécessairement en sa défaveur, lui offrant une certaine publicité que ne pouvait certainement pas lui garantir la finesse de son argument. Afin de donner à toute cette violence des airs de détente, on retrouve toujours dans la galerie des personnages l’inévitable bouffon dont les facéties servent à préserver le film d’une ambiance trop noire ou d’un sérieux trop affecté qui risquerait de restreindre le public visé : que ce soit dans The stone ou bien dans ces deux volets de The divine move, le scénario prend donc le soin d’inclure les pitreries d’un trublion qui reprend les mimiques de Joe Pesci dans les modèles américains. Pour le reste, le scénario est si elliptique qu’on ne s’étonne plus de voir apparaître ou disparaître, sans plus d’explications, des personnages qui ne présentent de toute manière jamais aucune profondeur : tout est si confus que chaque scène semble exister indépendamment de tout le reste, et qu’il ne faut surtout pas se demander ce que chacun fait ici et pourquoi il est là. Voilà une façon bien curieuse de concevoir le cinéma ; on dirait presque du Godard… Pour faire oublier le vide sur lequel repose l’ensemble, il ne reste plus qu’aux réalisateurs à jouer la carte d’une stylisation extrême, et ils s’y donnent à cœur joie ; pour cette raison, je crois qu’à la limite The divine move 2 The wrathful, réalisé par Khan Lee en 2019, me paraît finalement moins irregardable que le film originel de 2014 : poussant le concept de l’incohérence jusqu’à l’absurde, il donne à voir des scènes tout à fait étranges dont les influences peuvent aller de l’expressionnisme horrifique (le personnage du Chamane) jusqu’à Karate kid ou Rocky IV pour la façon très particulière qu’ont certains personnages de s’entraîner au jeu de go. Mais rassurez-vous, si vous voulez vous aussi apprendre à y jouer, cela se passe de manière beaucoup plus calme… Bon, mais alors, n’y a-t-il vraiment rien à sauver dans tout ça ? Ah si, tout de même, une seule chose : le générique du premier film, réalisé dans une esthétique qui renvoie directement à l’univers de la bande dessinée, est un authentique petit chef d’œuvre qu’on pourrait presque hisser au rang des plus grandes réussites de Saul Bass. C’est toujours ça de pris ; mais le gros problème de The divine move, c’est que son intérêt commence et s’arrête à ce générique.



Si vous n’êtes pas trop rebuté par ce que j’en ai dit, c’est dans une excellente qualité vidéo que vous pourrez découvrir les deux volets de The divine move, puisqu’ils ont bénéficié de sorties en blu-ray, dont proviennent les fichiers que j’ai utilisé. Côté sous-titrage, ils ont été effectués par traduction indirecte d’après des sous-titres anglais qui, soit dit en passant, se montrent parfois un peu laconiques. Je remercie au passage mon comparse Kludjirov qui m’a donné un sérieux coup de main en réalisant une première traduction des deux films, que j’ai ensuite revue en détail en en refaisant intégralement le timing. Nous avons par ailleurs tous deux le plaisir de jouer régulièrement au go avec quelques autres adeptes de notre région ; si vous aimez vous aussi vous torturer les neurones et que vous souhaitez être initiés à votre tour, vous pouvez commencer par aller jeter un coup d’œil au site jeudego.org qui vous donnera quelques rudiments vous permettant de débuter à ce jeu passionnant et hautement addictif.


Un partage et une traduction de


8 commentaires:

  1. merci pour cette présentation qui donne envie de découvrir ces deux films

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  2. Très intéressant UH. Merci. Hey ho ! Let's GO !

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  3. Merci énormément Unheimich pour ces films qui sortent de l'ordinaire ! Très belle présentation !

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  4. Merci pour la découverte.
    PE

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  5. Merci Unheimlich pour cette présentation. Donne très envie d'entrer dans le jeu.

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  6. Merci à toi pour cette présentation appprofondie et très critique, qui a tout même réussi à me donner envie de voir "The Divine move" malgré ses défauts ! Pas mal pour du ChatGPT !

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  7. Merci Unheimlich pour ta présentation et propositions de ces 2 films qui sortent des sentiers battus

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  8. Grand merci pour ce double kombo de films originaux rares

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