mercredi 23 octobre 2024

UNCAS, EL FIN DE UNA RAZA (LE DERNIER DES MOHICANS)

(VASTFR)


Réalisation : Mateo Cano
Casting : Jack Taylor, Sara Lezana, Daniel Martín
Durée : 80 min
Année : 1965
Pays : Espagne, Italie
Genre : Western, Aventure

En 1757, les troupes françaises prennent possession du fort William Henry. Le colonel britannique George Monro et ses deux filles sont capturés par le marquis de Montcalm et transmis au chef huron Renard subtil.


MKV WEBRIP 770 Mo VAllSTFR


Comment reconnait-on quelqu’un qui déteste les westerns ? Ce n’est pas compliqué : dès que vous prononcez le mot, il vous parle de westerns italiens… ou espagnols, ce qui revient à peu près au même, les premiers étant souvent en coproduction avec les seconds. Bref, spaghetti ou tortilla, ces soi-disant westerns à la sauce méditerranéenne qui ont déferlé sur les écrans à partir de 1963 ont constitué le signe le plus visible que la grandeur du genre était bel et bien morte, enterrée, et qu’il n’y avait plus que ces sinistres vautours venus de l’autre côté des Alpes ou des Pyrénées pour en déchirer les lambeaux putréfiés. Comme Le dernier des Mohicans, bien que ne relevant pas du western proprement dit, fut par la force des choses rattaché au genre (ben oui, on y voit des Indiens…), il fallait bien que dans les années 60 le célèbre roman de James Fenimore Cooper finisse par passer un jour ou l’autre sous les fourches caudines de cette production européenne bas de gamme ; et que croyez-vous qu’il en a résulté ? Incontestablement la plus mauvaise de toutes les adaptations, qui pourtant ont été nombreuses et variées : c’était prévisible, et c’est ce qu’il s’est passé. Même The last of the redmen de Sherman/Katzman, dont j’ai dit beaucoup de mal il y a quelques semaines, fait figure d’honnête réussite à côté de cet affligeant Uncas, el fin de una raza produit et tourné en Espagne par un certain Mateo Cano, dont la consonance plus italienne qu’ibérique du patronyme symbolise bien l’interchangeabilité frontalière de ces bandes pauvrement conçues et mal filmées. Et si l’on se force malgré tout à y relever un intérêt en précisant le propos, c’est pour souligner à quel point ce film de 1965, qui se propose d’adapter Cooper à son tour, est symptomatique de l’échec patent de tout western « spaghetti » à se montrer à la hauteur des enjeux qu’il s’est fixé. Car en faisant la part des choses, il apparaît évident que si ce type de films est souvent nourri des meilleures intentions du monde, c’est bel et bien l’incapacité à concrétiser quoi que ce soit de valable en terme cinématographique qui fait immanquablement plonger le résultat dans les abimes de la médiocrité inopérante.


Tourné en Espagne au début de l’année 1965 dans des décors naturels forestiers, Uncas, el fin de una raza appartient d’un point de vue formel à la première vague de ces westerns européens bon marché, c’est-à-dire dont la tonalité générale et le type de mise en scène ne cherchait pas encore à se démarquer des productions américaines classiques. Il y a là quelque chose d’un peu surprenant dans la mesure où le succès l’année précédente de Pour une poignée de dollars avait rapidement rebattu les cartes, faisant désormais de l’outrance baroque la figure de style obligée pour tout western italien ou espagnol. N’étant pas fin connaisseur de la question, je ne saurais certifier que nous soyons donc en présence d’une exception à la règle ; toutefois j’ai tendance à croire que l’effet du film de Sergio Leone fut si foudroyant qu’il ne fallut que quelques mois pour que les productions du genre prennent ce nouveau pli formel. Bref, ne comptez pas trouver dans ce Dernier des Mohicans version chorizo le type d’esbroufe tape-à-l’œil qui a fait la renommée de Leone ; nous sommes ici en présence d’une formule très classique et c’est tant mieux : au vu du résultat, on se dit que voir des Tuniques Rouges mal rasés sous leur perruque, filmés en courte focale, ou bien des Mohicans s’esclaffer en rire gras à des blagues d’humour noir sous de la musique tapageuse n’aurait sans doute fait qu’aggraver les choses… Côté récit, on est en revanche typiquement dans la désinvolture malhonnête propre à ce type de production: pas du tout au sens d’un mauvais scénario, loin s’en faut, mais au sens d’aller piquer allègrement aux autres leurs bonnes idées sans estimer avoir à rendre de compte à personne. A ce sujet, le cas du plagiat du Yojimbo de Kurosawa par Sergio Leone est bien connu ; ici, c’est dans le scénario écrit par Philip Dunne et sa mise en image par George Seitz en 1936 (voir le post consacré, The last of the Mohicans) que Mateo Cano et ses producteurs sont aller se servir sans vergogne, allant carrément jusqu’à nous proposer des scènes identiques… mais tournées cette fois-ci avec les pieds. Et comme manifestement personne sur le plateau n’a semblé avoir eu le moindre savoir-faire en quoi que ce soit, une autre règle d’or du western méditerranéen se trouve respectée : on mise de préférence sur quelques à-côtés qui ne nécessitent aucune compétence, et qui sont susceptibles de lancer un peu de poudre aux yeux des spectateurs peu exigeants. Ainsi, si je vous pose la question « En général, qu’est-ce qu’il y a de mieux dans un western spaghetti ? », vous me répondrez à coup sûr : « L’affiche ! ». Et en l’occurrence, l’affiche a de l’allure, c’est vrai, avec son Mohican amazonien qui prend la pose du Christ Rédempteur ; elle est en tout cas beaucoup plus réussie que le film lui-même… Dans le même ordre d’idée, on a droit sur l’écran à un cadrage large en Cinémascope, avec de jolies couleurs chatoyantes, tout cela ne mange pas de pain et permettra peut-être de faire passer l’effroyable nullité de tout le reste, sait-on jamais. Finalement, faire un western italien (euh pardon, espagnol), ça n’est pas si compliqué, surtout qu’il n’y a pas besoin de savoir filmer : c’est le rêve, en quelque sorte ; d’ailleurs, ce genre de film était toujours rentable, celui-ci n’y faisant pas exception. Et 60 ans plus tard, on trouve même un drôle de type qui aura passé deux après-midis à en créer les sous-titres ! Pourquoi s’embêter à faire du Visconti ?



Pourtant, comme je le disais en introduction, les intentions de ces westerns européens sont rarement mauvaises ; en dans le cas présent, elles étaient même très bonnes, aussi surprenant que cela puisse paraître. Car même si l’influence de The last of the Mohicans version 1936 est aisément décelable, les aménagements effectués par le scénariste de Uncas, el fin de una raza tendent finalement à corriger ce qui trahissait dans le script de Dunne et Balderston l’esprit de l’œuvre originelle. Bref, s’il est un peu agaçant que certains emprunts au film avec Randolph Scott soient un peu trop voyants, il est en revanche agréable de constater qu’un louable effort de relecture du livre de Cooper a visiblement été effectué, dans le but de s’en rapprocher davantage. On notera par exemple une relative mise en retrait du personnage d’Œil-de-Faucon, qui était devenu trop prééminent dans le film de Seitz, et la disparition de sa rivalité amoureuse avec le major Heyward ; l’inversion entre les deux sœurs Munro se trouve elle aussi corrigée, bien qu’aucune caractérisation psychologique ne vienne cependant les distinguer l’une de l’autre : ce genre de subtilité était vraisemblablement hors de portée du réalisateur et de son dialoguiste. Le scénario fait également disparaître l’affiliation d’Œil-de-Faucon avec les colons, qui était une des innovations les plus contestables de Philip Dunne : nous sommes là aussi davantage en conformité avec l’esprit du roman originel. L’accent est mis en revanche sur l’histoire d’amour transgressive entre Cora et Uncas, ce qui était un des apports majeurs des adaptations cinématographiques majeures de 1920 puis 1936 : c’est assurément une bonne initiative, malheureusement gâchée par la propension qu’a le réalisateur à reprendre ostensiblement les idées de mises en scène du film de George Seitz, en les hypertrophiant jusqu’à les rendre caricaturales. Vous verrez par exemple comment le réalisateur nous ressert la fameuse scène dans laquelle les mains des deux amants viennent s’unir dans la mort, mais étirée cette fois-ci de manière si démonstrative que ce qui était au départ une belle idée de cinéma se transforme ici en une kitscherie de soap-opera. Toujours est-il que c’est ici Uncas qui est mis à l’honneur, comme l’atteste le titre original du film, et qu’il y a dans cette initiative un parti-pris intéressant ; malheureusement, l’allure du personnage dans le film est la plus improbable qu’on puisse avoir conçue : si son père Chingachgook correspond à peu près à l’imagerie habituelle de l’Indien des « easterns » (en gros, un punk torse nu), on écarquille les yeux d’étonnement en apercevant pour la première fois celui qui est censé être son fils, et qui ressemble de son côté à un gitan andalou qu’on aurait déguisé en guérillero castriste. A noter que son interprète, Daniel Martin, venait déjà de jouer Uncas à peine un mois auparavant dans une adaptation allemande du Dernier des Mohicans : peut-être ont-ils négocié un prix de gros pour le cachet du comédien ? Et puisque nous parlons des acteurs, le constat général pour le film de Mateo Cano est de toute façon que l’interprétation y est aussi déplorable que tout le reste ; seul un certain Paul Muller parvient à tirer à peu près son épingle du jeu dans le rôle du colonel Munro. Or on soupçonne fortement que cette débandade du casting ne provient pas tant des comédiens, qui ont sans doute fait ce qu’ils pouvaient, que des errements de la direction d’acteur ; car pour compléter le tableau de ce naufrage, il convient maintenant de dire quelques mots de la mise en scène, étant donné que c’est bien là que l’on atteint le fond du gouffre.



Ce film illustre en effet jusqu’à la caricature les défaillances propres au western des péninsules européennes : on est toujours sidéré dans ce genre de film par la différence qu’il y a entre les bonnes intentions et l’incapacité flagrante à en proposer une mise en image un tant soit peu valable. Car comme toujours, sur le papier tout se présente très bien, et on peut même dire que les choix scénaristiques que j’évoquais précédemment font de Uncas, el fin de una raza un remake du film de 1936 aux perspectives plus intéressantes que celui tourné par Michael Mann en 1992 ; tout irait donc pour le mieux, s’il n’y avait cet échec à raconter la moindre histoire par un biais cinématographique satisfaisant, ou à brosser les traits de n’importe quel personnage sans que sa caractérisation ne soit ou bien grotesque, ou bien inexistante. Or dans Uncas, el fin de una raza, cette impuissance narrative propre au western « spaghetti » atteint un degré hallucinant. Prenons un exemple : le réalisateur tourne une scène visant à présenter Œil-de-Faucon et Chingachgook avant leur mise en action proprement dite. Pourquoi pas… Ayant perçu que le Mohican de Cooper était porteur d’une dimension tragique, Mateo Cano se fait fort d’intégrer cela à son film ; et comment croyez-vous qu’il s’y prenne ? Eh bien il nous montre Chingachgook s’adressant à son vieux pote, avec qui il parcourt les forêts depuis 20 ans, pour l’informer de la tribu d’où il vient et de tout ce qui s’y rapporte : ben oui, quoi, ils n’avaient jamais eu l’occasion d’en parler jusqu’ici ! Peu après, la scène dans laquelle les deux compères se mettent en action, en croisant la route du major Heyward et des sœurs Munro, s’inspire très ouvertement du film de 1936 ; à la différence qu’elle le fait en empilant les incohérences de mise en scène de manière tout à fait stupéfiante. Car l’enjeu narratif est cette fois-ci non seulement de faire se présenter le premier groupe de personnages au second, mais aussi d’en introduire un nouveau (Uncas) ; or tout cela constitue une somme d’objectifs qui dépasse de très loin ce dont est capable Mateo Cano, dont les aptitudes cinématographiques ne vont pas beaucoup au-delà de ce que l’on était capable de faire au tout début des années 1900, c’est-à-dire filmer une simple succession de tableaux sans s’occuper du moindre raccord. Résultat : on ne comprend rien ; un plan nous montre d’abord les sœurs Munro étonnées par l’apparition d’Uncas en hors-champ, puis s’enchaîne sur un autre plan qui nous montre… Œil-de-Faucon qui discute avec Heyward, puis sur un autre qui nous montre enfin Uncas, etc. En d’autres termes, le réalisateur ne possède même pas les notions élémentaires de mise en scène ne relevant que du simple bon sens ; on est à peu près au niveau d’Ed Wood… Je vous passe l’inanité des dialogues, qui ont le plus souvent pour simple but de faire raconter par les personnages ce que le metteur en scène est incapable de raconter par l’image, faute d’inspiration : c’est d’ailleurs là une faiblesse que l’on retrouve dans presque tous ces westerns européens. Quant aux caractérisations des personnages, elles sont soit inexistantes, soient outrées, et les tentatives d’humour tombent immédiatement à plat : ainsi le général français est-il dépeint ici comme un arrogant maniéré, façon courtisan sous Louis XIV, avec un effet de surlignage qui rend le cliché plus vulgaire encore qu’il n’est au départ. Bref, tout l’ensemble patauge dans une nullité à peine croyable ; et bien entendu, les accessoires des décors sont à l’avenant de cette déroute, avec par exemple ces chariots bâchés de l’Ouest américain des années 1830, attaqués par des soi-disant Hurons aux allures de Comanches des plaines du sud-ouest...



Allez, montrons-nous bon seigneur et essayons tout de même d’extirper quelques maigres réussites dans cette avalanche d’inepties. J’ai évoqué précédemment les bonnes intentions du scénario, qui essaye de retrouver Cooper que Dunne avait perdu en chemin ; le dénouement contient d’ailleurs quelques bonnes idées, bien qu’autant malmenées que le reste par l’indigence de la mise en scène. On notera que le terrible Magua est surnommé ici Renard-Subtil, comme c’est effectivement le cas dans le roman, mais assez rarement dans les adaptations cinématographiques : une fois de plus, on sait gré à Mateo Cano et son scénariste d’avoir au moins relu le livre, à défaut d’avoir su le transcrire à l’écran. Tirons aussi un petit coup de chapeau à l’opérateur, qui parvient à donner d’agréables couleurs à la photographie ; rien d’exceptionnel en vérité, mais dans toute cette déroute on finit par célébrer comme un exploit le fait que quelqu’un sur le plateau de tournage ait réussi à fournir un travail correct. De manière inattendue, Uncas, el fin de una raza n’est pas un film tout à fait fauché : le budget était en tout cas suffisant pour qu’on puisse aligner quelques vieux canons obusiers, mobiliser deux ou trois dizaines de figurants pour les scènes de bataille, et surtout bâtir un fort, certes un peu minimaliste, mais un fort tout de même. Il en résulte que le film de Mateo Cano se paye le luxe de fournir matière à des réemplois pour des films ultérieurs encore plus minables que lui : ainsi on croira sur parole cet intervenant sur imdb qui nous assure avoir vu le même fort réutilisé dans I tre del Colorado tourné à la même époque par Amando de Ossorio (mais cet internaute affirme que c’est l’inverse, ce dont je doute au vu des dates de sortie). Plus rigolo, une autre source mentionne que des stock-shots des scènes les plus spectaculaires du film de Mateo Cano furent employés en 1974 pour le montage de Convoi de femmes : pas le film de Wellman, bien sûr ! mais une production olé-olé de l’inénarrable Marius Lesoeur… Voilà donc qu’au sein de cette rétrospective tout à fait sérieuse consacrée à James Fenimore Cooper, j’en viens finalement à évoquer un semi-porno de chez Eurociné : c’est sans doute là un effet de cette magie très particulière du cinéma italien de l’époque, ou espagnol si vous préférez. Et puis allez, puisqu’on en est venu à parler de fesses, allons-y jusqu’au bout : les connaisseurs se plairont à détecter dans le casting de Uncas, el fin de una raza les noms de deux acteurs issus de la bande à Jesus Franco, toujours selon les commentateurs imdb, qui n’ont décidément pas froid aux yeux. Mais bon, rassurez-vous, vous pourrez regarder sans crainte Uncas, el fin de una raza avec vos petits-enfants sur les genoux : tout le monde à l’écran reste habillé…



Bonus. Je vous ai proposé la semaine dernière le pilote de Hawkeye and the last of the Mohicans, et vous pourrez maintenant vous faire une idée de ce que fut le reste de la série avec le second épisode, intitulé The threat. On abandonne cette fois-ci le roman de Cooper pour n’en garder que les deux personnages emblématiques Œil-de-Faucon et Chingachgook, appelés à être dorénavant des sortes de Zorro et Bernardo sur l’embouchure de l’Hudson. Les veuves et les orphelins au secours desquels ils mettront leur vie en danger seront ceux des colons anglais, et les vilains qu’ils combattront bravement seront les habituels Hurons. A propos de ces derniers, je ne comprends pas bien pourquoi le cinéma s’est acharné à en faire systématiquement les affreux de service dans les adaptations de Cooper : c’est d’autant plus injuste que dans la réalité ces malheureux Hurons, qui avaient eu le malheur d’accepter très tôt d’être christianisés, avaient été victimes au milieu du XVIIe siècle d’un effroyable génocide perpétré par les Iroquois, lesquels se mirent ensuite au service des Anglais. D’ailleurs, Cooper lui-même se montrera prudent dans ses romans ultérieurs en désignant plus volontiers les Indiens ennemis par le terme vague de « Mingos ». Mais bon, tout ça, c’est une autre histoire : il n’importe pour notre série bon marché que de disposer ainsi de méchants en nombre inépuisable, auxquels s’associent à l’occasion quelques Blancs renégats, et hop, Zorro Bumppo peut arriver. En comparaison du pilote présenté la semaine dernière, réalisé par Sidney Salkow, attendez-vous à ce qu’on baisse certainement en gamme pour tous les autres épisodes ; il y a d’ailleurs un signe qui ne trompe pas, c’est l’arrivée en force de la famille Neufeld pour prendre désormais les commandes de la série : ils ne sont pas moins de cinq dans celui-ci ! Les deux principaux sont les frères Sigmund et Samuel, qui viennent tous deux finir ici leurs carrières respectives de producteur et de réalisateur en s’essayant à la télévision, après deux décennies de bons et loyaux services dans la série Z ; rien que pour Samuel (que vous connaissez plutôt sous son nom américanisé, Sam Newfield), on lui attribue la réalisation de pas moins de 250 films en 20 ans, qui dit mieux ? Et donc, dans ce second épisode de Hawkeye and the last of the Mohicans, la famille Neufeld se déploie tous azimuts, puisqu’aux deux précédents s’ajoutent Stanley et Sigmund Jr., tous deux fils de Sigmund, respectivement coproducteur et sonorisateur, et enfin le petit dernier, Timothy, sans doute le fils de l’un ou l’autre, qui joue le petit garçon kidnappé avec sa maman par les méchants Hurons. Et la « Neufeld touch », c’est qu’à certains moments on tombe dans le même genre de nanardise que pour le film de Mateo Cano, notamment lorsque les personnages se mettent raconter le scénario ; heureusement ces dérapages restent peu nombreux, et l’ensemble est de facture à peu près correcte. On l’a compris, tout cela est très bon enfant, un peu nul mais pas trop non plus, et ces péripéties vite vues et aussitôt oubliées ne durent de toute façon pas plus de 25 minutes : impossible de s’ennuyer.


Concernant Uncas, el fin de una raza, je vous propose non pas une version originale espagnole mais une version allemande, étant donné que des trois versions dont je disposais (espagnole, allemande, anglaise), c’est celle dont la qualité vidéo était la moins mauvaise : couleurs, cadrage, fluidité, etc. La résolution est un peu faiblarde, mais cela reste une copie de qualité tout à fait acceptable. Quant à la langue, il n’est pas plus surréaliste de voir des Tuniques Rouges s’exprimer en allemand qu’en espagnol ; l’idéal aurait été sans doute que je colle la bande son anglaise sur l’image de cette version allemande, mais comme je ne sais pas faire les repacks (tout au moins quand c’est un peu compliqué), vous devrez vous contenter de Mohicans qui parlent la langue de Goethe. Quant aux sous-titres du film, je les ai fabriqués à partir des sous-titres originaux en espagnol et en m’aidant du déchiffrage à l’oreille de la version anglaise. Concernant le bonus, j’ai sous-titré une version originale de qualité pas folichonne en traduisant la bande son anglaise à l’oreille, en m’aidant pour cela de deux sous-titrages automatiques différents ; et je crois bien avoir tout compris au mot près à ce que racontaient Œil-de-Faucon et Chingachgook, que nous retrouverons une fois encore la semaine prochaine, toujours pour la même aventure, mais sous une forme tout à fait différente.


Un partage et une traduction de



14 commentaires:

  1. Merci énormément à toi Unheimlich de nous faire connaître cette autre version et le bonus en prime ! :)

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  2. Merci pour le partage ainsi que les notes toujours très détaillées..quel travail

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  3. Merci pour toutes ces infos, c'était passionnant. Mais, dites-moi si je me trompe, je crois déceler une certaine inimitié envers les films de Leone...

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    1. Pour être un peu plus précis, mon inimitié ne va pas tant aux films de Sergio Leone eux-mêmes - dont je sais tout de même reconnaître les qualités - qu'à leur surévaluation par une certaine cinéphilie attirée par tout ce qui est clinquant, même quand c'est du toc. Pour le dire autrement, il y en a qui considèrent qu'une mise en scène ne peut être réussie que si elle se voit, quitte à ce qu'elle soit tellement surlignée au marqueur fluo dégoulinant que ça peut en devenir franchement écoeurant.
      Les grands maîtres du cinéma classique savaient, eux, qu'une bonne mise en scène ne se voit pas forcément, tout au moins au premier coup d'oeil, et que les grands effets de manche ne se justifient que s'ils sont strictement au service du récit.
      Donc Leone c'est bien, oui, mais pas mieux que les autres, et même moins bien que certains.

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  4. un grand merci pour cette version du dernier des mohicans de mateo cano il y avait longtemps que je la cherchais

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  5. Ha , salut Unheimlich ! J'adore te lire . Je ne lis jamais les critiques de films habituellement (tout comme je ne regarde jamais une bande-annonce ou un trailer) , j'aime regarder les films avec un oeil et l'esprit vierges de tout renseignement , j'aime découvrir , quitte à être déçu , les films libre de toute influence . Tu es donc le seul à qui je m'accorde cet écart de conduite (d'ailleurs je ne sais pas si d'autres que toi font un tel effort de présentation de leur publication) . et c'est utile car quand j'ai vu le lien je me suis demandé ce qu'était ce vaiistfr alors que c'est vallstfr qu'il faut lire .
    Merci Unheimlich , et merci Stalker & WZ !
    A très bientôt !

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  6. bonjour, je ne connais pas ce film, qui apparemment aurait l'étiquette "western"! mais pour ma part je ne suis pas trop d'accord avec votre 1er phrase, les bon western a mon avis sont justement les fameux spaghetti! deja les films de Leone ,puis les Sartana, les Django, ses films sentent la transpirations, ils sont (parfois) sale, crade,violent, alors que les westerns purement "ricain" que je voyais gosse, avec Lancaster ou Wayne, montrait toujours des cows boys gentils qui défendaient la liberté, avec toujours des indiens méchant et méprisé!! quelques nouveau western ricain sortent du lot comme l’excellentissime "Dances with wolves" ou d'autre avec Eastwood ! parfois il m'arrive de mater un western ricain, je suis mort de rire, des villageois avec des vetement tellement propre , d'un blanc immaculé, on dirait qu'ils viennent de sortir du pressing !! avec les western italien, la c'etait autre chose! apres c'est une histoire de gout! comme le hotdog et la bonne platrée de spaghetti al-dente de la mama !! en tout cas un big up! merci

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    1. Bonjour
      Je crois que vous ne faites là qu'opposer à des clichés d'autres clichés. Ceci dit, étant donné le côté péremptoire et provocateur de mon introduction, je ne saurais en toute honnêteté vous reprocher de manquer de nuance.

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  7. bonjour merci pour ce partage. Serait-il possible de réactiver les liens indisponibles aujourd'hui. Merci par avance.

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  8. Un grand merci ! Très bonne journée !!!

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  9. Un grand merci pour ce partage.
    John49

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