mercredi 9 octobre 2024

LA PISTE DES IROQUOIS

 (VOSTFR)


Réalisation : Phil Karlson
Casting : George Montgomery, Brenda Marshall, Glenn Langan
Durée : 82 min
Année : 1950
Pays : USA
Genre : Western

1755, pendant la guerre entre la France et l'Angleterre. Un trappeur, Nat "Hawkeye" Cutler et son compagnon Delaware Sagamore luttent contre les Français de Montcalm et les traîtres Sam Girty et le méchant Huron Ogane.


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Le dernier des Mohicans, quatrième partie : nous passons cette fois-ci aux années 50, en fait trois ans à peine après l’adaptation que je vous avais proposée la semaine dernière. La comparaison de ces deux films est intéressante, car ils sont issus de projets aux perspectives et aux contraintes similaires, mais dont les résultats sont diamétralement opposés tant en termes de qualité que pour la manière de traiter le sujet. Non que The Iroquois trail, sorti par United Artists au milieu des années 50, ne puisse prétendre à être une œuvre marquante : il ne s’agit que d’une série B comme il en sortait à l’époque des dizaines chaque mois des studios d’Hollywood ; mais sa bonne tenue d’ensemble et l’astuce dont elle sait même faire preuve à l’occasion lui confère, en regard du consternant ratage que constituait The last of the redmen, le statut de réussite mineure. Ces deux films peuvent être rapprochés quant à leur double objectif de production : tout d’abord il s’agit dans les deux cas d’une production à l’économie, avec un unique souci de rentabilité, qui renonce à toute forme de prestige qui supposerait de la dépense ; ensuite, et aussi par conséquence, il ne s’agit pas de proposer une adaptation proprement dite du fameux roman de James Fenimore Cooper, mais davantage d’en produire une sorte de variation avec une approche suffisamment flexible pour permettre d’aligner le projet avec des contraintes commerciales strictes. On ne s’étonnera donc pas qu’à l’instar du film de la semaine dernière, The Iroquois trail ait pris le parti de faire l’impasse sur tout que pouvait contenir d’immatériel Le dernier des Mohicans, au profit de l’action pure ; ainsi doit-on faire son deuil de toute la substance romantisme du livre, c’est-à-dire autant la thématique des rapports conflictuels entre nature et civilisation, que des audaces de Cooper en matière de flirts interraciaux. Certains pourront le regretter, mais il n’y a pas là pour autant un crime de lèse-majesté : toute cette dimension plus subtile de l’œuvre ne fait tout simplement pas partie des objectifs de ce type de production cinématographique, dont l’unique but est de divertir à bon compte le spectateur. Or cela ne suppose pas non plus qu’à l’inverse cela se fasse stupidement, ou plus encore sans pouvoir montrer un peu de talent et de savoir-faire. De ce point de vue, The Iroquois trail me semble infiniment plus intéressant que le film des plateaux Katzman présenté mercredi dernier, et je ne comprends pas bien pourquoi les critiques que j’ai pu lire ici ou là ne manifestaient finalement pas beaucoup plus d’enthousiasme pour le film de Phil Karlson que pour The last of the redmen ; car en ce qui me concerne, sa supériorité me paraît évidente.


Si vous avez suivi depuis le début cette série de posts consacrés au Dernier des Mohicans, vous avez sans doute retenu le nom d’Edward Small, producteur indépendant à qui l’on doit l’adaptation réalisée en 1936 par George B. Seitz sur un scénario de Philip Dunne, et dont Michael Mann fera un remake en 1992. Nous avions laissé Small alors qu’il venait de quitter la United Artists - laquelle avait distribué le film avec Randolph Scott - pour entrer au service de la RKO, pour qui il va officier encore deux ans. Le producteur restera en vérité toujours plus ou moins lié à la United Artists, avec qui il travaillera régulièrement, pour ne s’y fixer quasi définitivement qu’en 1951 ; en attendant, il ira voir durant toutes les années 40 du côté de la Eagle Lion ou de la Columbia, cette dernière ayant produit, rappelons-le, le film présenté la semaine dernière. Le détail a son importance, car le studio d’Harry Cohn et la compagnie de production de Small n’auront de cesse de se prêter les deux acteurs emblématiques de cette petite série de « easterns » tournés à l’époque, à savoir Jon Hall et George Montgomery. Or, quitte à brûler les étapes de mon raisonnement, je crois que la différence de qualité entre le film de la semaine dernière et celui-ci est le reflet des différences de personnalité entre Edward Small, producteur de The Iroquois trail, et Sam Katzman, producteur de The last of the redmen : l’un comme l’autre ont avant tout le sens des affaires, et n’entendent la réussite que sous l’angle de la rentabilité ; mais autant chez Katzman, cela passe par une nonchalance qui tourne souvent à la désinvolture, autant chez Small le sens de la valeur ajoutée se traduit par son goût pour un produit fini qui soit au meilleur rapport qualité-prix. Mais bon, reprenons les choses dans l’ordre : en 1950, Edward Small revient faire un petit tour à la United Artists dans le but d’y produire deux « westerns » (au sens large) avec George Montgomery : Davy Crockett Indian scout et The Iroquois trail. A propos du second, librement adapté du Dernier des Mohicans le fait que Small retourne au roman de James Fenimore Cooper 14 ans après le film de Seitz s’explique par le fait qu’en 1947, une ressortie de The last of the Mohicans présenté en double programme avec Kit Carson (également de Seitz/Small) s’avéra être un gros succès qui rapporta 1,2 millions de dollars en location. Evidemment, cela ne pouvait que faire réagir un homme d’affaires comme Edward Small, qui s’est dit qu’il y avait nécessairement un moyen de rentabiliser ce regain d’intérêt pour le récit de Cooper. Vous devinez donc la suite, et l’on comprend d’autant mieux d’une part pourquoi une série B comme The Iroquois trail contient quelques plans spectaculaires en extérieur - en fait des stock-shots du film de 1936 - et d’autre part pourquoi le scénario de Richard Schayer contient quelques réminiscences de celui qu’avait écrit Philip Dunne et John L. Balderston, et sur lequel Small devait sans doute détenir des droits. A propos de Schayer, qui fut un bon serviteur du western, on notera qu’il fit partie des scénaristes sollicités à la fin de la décennie pour travailler sur l’une des premières adaptations télévisées du Dernier des Mohicans, celle très prisée des (télé)cinéphiles avec John Hart et Lon Chaney Jr. dans les rôles principaux. Quant à The Iroquois trail, son titre nous fait pressentir que l’œuvre assume de trahir Cooper en proposant bien plus une variation qu’une adaptation ; tous les noms des personnages sont ainsi changés, de même que les noms topographiques, tout en restant dans la région de l’Hudson-Champlain et dans le contexte de la guerre de Sept Ans.


Voilà en ce qui concerne Edward Small ; mais pour bien comprendre la mécanique qui régit The Iroquois trail, il faut maintenant évoquer le nom de son metteur en scène, Phil Karlson, car ce petit western avec George Montgomery un peu oublié s’avère assez éclairant sur l’évolution de la carrière de ce réalisateur aujourd’hui bien connu des cinéphiles pour faire partie, aux côtés de Don Siegel et quelques autres, du cercle très apprécié des « petits maîtres » de la série B. Il faudra attendre 1952 pour que Phil Karlson trouve réellement sa voie en tant que metteur en scène ; néanmoins, ses futures orientations artistiques apparaissent parfois en filigrane dans quelques-unes de ses œuvres antérieures, et le film qui nous occupe cette semaine en fait partie. Jusqu’ici, Karlson tournait des bandes sans prestige pour la compagnie fauchée Monogram, chez qui il fit ses premières armes ; les producteurs y avaient néanmoins apprécié sa capacité à tirer le meilleur possible parti de décors exigus, ce qui lui valut sans doute de bénéficier d’un budget un peu plus important pour réaliser Black gold, film étonnant à la tonalité pro-indienne très rare ces années-là. Après de petits détours chez Eagle-Lion, ou bien à la Columbia pour qui il réalise ses premiers westerns, Karlson croise finalement la route d’Edward Small avec qui il va faire équipe ; or cette rencontre va s’avérer décisive, puisque c’est sous l’égide de ce producteur qu’il réalisera quelques années plus tard deux excellents films noirs qui le feront sortir de l’anonymat, Kansas City confidential et 99 River street. Pour l’instant nous ne sommes encore qu’en 1950, et le premier projet mis en chantier par ce duo Small/Karlson est donc cette adaptation très libre de Cooper dont nous parlons ici ; or il est aussi étonnant qu’inattendu de voir cet « eastern » préfigurer ce qui fera la notoriété de Phil Karlson, au point que l’on se demande si du producteur ou du réalisateur, le second n’aurait pas davantage imprimé sa marque sur le scénario. Car voilà ce qu’il en est : The Iroquois trail se propose de traiter sur le fond Le dernier des Mohicans comme un récit d’espionnage, et sur la forme d’adopter les manières du film noir, le genre à la mode pour lequel Karlson montrera donc beaucoup d’aisance par la suite. Concernant le premier aspect, le contexte de la guerre froide avait mis au goût du jour les histoires d’infiltrations par des agents secrets ennemis. Bien entendu, il aurait été saugrenu de donner une connotation anticommuniste au scénario d’un film comme The Iroquois trail (d’ailleurs, pas de chance, les tuniques rouges y sont du bon côté…) ; il n’empêche que ces histoires dans lesquelles il s’agissait d’identifier le traître étaient dans l’air du temps, et que par ailleurs elles avaient opportunément rencontré l’esthétique du film noir qui battait son plein. Voici donc que Magua, rebaptisé Ogane, se retrouve cette fois-ci être l’homme de main d’un agent français qui sévit au cœur du quartier général britannique. On remarquera que si cet aspect de l’intrigue ne fait aucunement partie de l’histoire originelle du Dernier des Mohicans, le thème du traître infiltré n’est pas tout à fait absent des Histoires de Bas-de-Cuir de Cooper : dans Le lac Ontario, dont l’histoire prend la suite du Dernier des Mohicans, l’écrivain en fera une des composantes principales de l’intrigue. Quant au film noir, il est impossible de passer à côté de son influence esthétique sur The Iroquois trail : la photographie en noir et blanc très contrastée de Henry Freulich et l’omniprésence de scènes nocturnes en sont des marques très visibles ; on remarquera également le jeu de Sheldon Reynolds, un acteur alors habitué à jouer les durs dans les films policiers, qui campe ici un Magua/Ogane dont les mimiques sont typiquement celles des gangsters de cinéma. Toujours à ce propos, il est intéressant de voir comment Phil Karlson s’exerce ici à des manières de mise en scène propres au genre cinématographique qui fera sa réputation deux ans plus tard ; on pourra par exemple observer avec attention, dans le début du film, cette scène de règlement de compte avec Girty qui commence autour d’une table de jeu : les cadrages en légère contre-plongée et le clair-obscur laissant deviner les rictus menaçants sont autant d’éléments formels que le film noir déployait à l’écran depuis 1942 dans le but d’y créer des ambiances oppressantes, et que Phil Karlson emploiera à son tour dans ses grandes réussites du genre.


On ne peut par ailleurs que constater à quel point cette façon de se raccrocher à la vague du film noir est opportune, et pas seulement parce qu’elle correspond au goût du jour du public à la charnière entre les années 40 et 50 : elle s’avère également tout à fait appropriée aux visées économiques d’Edward Small. Car comme je l’ai dit plus haut, la Monogram avait apprécié chez Karlson sa capacité à se tirer au mieux de fortes contraintes budgétaires ; or plonger les décors dans le noir, afin d’en masquer le côté chiche, est une manière assez élégante de parvenir à cela. Cette astuce très prisée des séries B de l’époque donne lieu à de plaisantes métonymies : ainsi dans The Iroquois trail, un morceau de palissade entrevu dans l’obscurité vaut pour la représentation d’un fort militaire… Contrairement au film de la semaine dernière qui renonçait purement et simplement à toute représentation de l’assaut du fort William Henry, Phil Karlson parvient ainsi à se tirer d’affaire et filmer malgré tout cet épisode spectaculaire du roman de Cooper. Certes, dans la plupart des scènes d’action, quelques stock-shots issus du film avec Randolph Scott viennent utilement mettre un peu de beurre dans les épinards ; le travail du réalisateur donne cependant l’agréable impression de tirer le meilleur parti possible des contraintes de ce type de production. Or même ces réemplois de la version de 1936 de The last of the Mohicans sont effectués de manière relativement ingénieuse : ne se contentant pas de simples transparences sur les stock-shots qu’il utilise, Phil Karlson y intègre des effets de montage efficaces en utilisant notamment des gros plans sur les personnages de son film. Et afin de rendre parfaitement lisse la combinaison des sources pour les scènes en extérieurs, certains ajouts ont été tournés dans les mêmes espaces naturels qu’en 1936, à savoir les environs du lac Big Bear en Californie. Pour en finir avec tout ce qui annonce le métier solide et estimé dont fera preuve plus tard Phil Karlson, signalons une étonnante scène finale de combat entre George Montgomery et Sheldon Reynolds, dans laquelle l’ampleur et la brusquerie habituelles des mouvements de lutte cèdent la place à une tension des corps toute en retenue, où la force brute est réduite à sa plus simple expression tout au long d’une sorte de bras de fer mortel ; là encore, c’est l’occasion pour Karlson de filmer des gros plans qui mettent en exergue l’effort des deux combattants. Le réalisateur montrera souvent par la suite son talent à mettre en scène les affrontements violents d’homme à homme, et les cinéphiles se souviennent tous par exemple des spectaculaires passages à tabac auxquels on assiste dans 99 River street. Quant à James Fenimore Cooper, il se retrouve nécessairement laissé un peu de côté par cette intrigue à base d’espionnage, même si la trame générale du Dernier des Mohicans y est encore décelable ; et pour mieux s’accorder aux visées de Small et Karlson, quelques coupes claires parmi les personnages ont été réalisées par le scénario. Fini donc les deux sœurs Munro, il n’y en a plus qu’une seule ; idem pour les Indiens qui accompagnent le héros : Uncas disparaît et l’on ne conserve que Chingachgook que l’on nomme ici Sagamore, c’est plus facile à prononcer... Quant à Œil-de-Faucon, pour les besoins de l’intrigue d’espionnage, il se retrouve doté d’un frère cadet dont il va enquêter sur l’assassinat. Hormis ces singularités liées aux orientations choisies pour le film, le scénario fait appel pour le reste à de nombreux réemplois de celui écrit par Dunne pour l’adaptation de 1936 : l’assimilation de Nathaniel Bumppo à un colon et son antagonisme avec Heyward en forment la part la plus visible ; l’enrôlement final du héros dans l’armée, ainsi que de nombreux autres points de détail de l’intrigue, montrent également que Small a cherché à remettre à profit ce dont il disposait déjà. A défaut d’être remarquable, l’interprétation du film se montre homogène, et dans le rôle principal, George Montgomery tient à peu près la route en coureur des bois : bien qu’il soit loin d’avoir la présence que Randolph Scott, il est cependant meilleur que Jon Hall, et infiniment plus convaincant que le pitre qui jouait Œil-de-Faucon dans le film de la semaine dernière.


Des traîtres, du film noir, des Indiens qui scalpent… Tout cela ne fait pas dans la légèreté, alors pour compenser je vous propose un bonus qui propose de rire du Dernier des Mohicans. La série des Merrie melodies constitue, avec sa sœur jumelle des Looney tunes, la marque de fabrique de la Warner Bros en matière de cartoons, des années 30 jusqu’à la fin des années 60 ; rien ne distingue d’ailleurs réellement l’une de l’autre, et The oily American, que je vous propose ici, appartient à la première série. Robert McKimson, qui réalise ce court-métrage en 1954, est un des grands noms du cartoon classique ; il suivra l’aventure des Merrie melodies et des Looney tunes quasiment du début à la fin, d’abord comme technicien puis comme réalisateur à partir de 1945. Il est probable que The oily American fut plutôt réalisé en 1953, année où Rob Scribner fut licencié par la Warner ; ce court-métrage est en effet d’une des dernières collaborations entre cet animateur de talent et McKimson. Assez fortement teinté de surréalisme, The oily American est une des Merrie melodies les plus étranges jamais produites, et ses rapports avec Le dernier des Mohicans restent en fin de compte assez vagues : c’est le stéréotype de l’Indien de l’Hudson qui est repris ici, sans beaucoup d’autres liens avec le roman de Cooper. Quant au jeu de mot du titre, je pense qu’il s’agit d’une dérivation de « early American », un des termes désignant les Amérindiens. Le film est assez drôle, et joue sur le décalage absurde qu’il y a à faire vivre un Mohican des forêts dans un manoir avec majordome… The oily American fait pourtant partie de ces cartoons que l’on craint aujourd’hui de montrer, notre époque de moralisme farouche ayant décidé que cette parodie bien innocente constituait une insupportable atteinte à la dignité des Indiens d’Amérique : ce genre de pudibonderie paraît a priori assez ridicule. Cela a tout d’abord suscité chez moi une réflexion sur l’usage du « Tonto talk », c’est-à-dire cette manière de mal parler anglais qui constitue le cliché le plus courant servant à caractériser les Indiens dans les films : le long-métrage de Phil Karlson que je vous ai présenté plus haut en fait lui aussi usage, avec des trucs du genre « Indien pas faire comme visage pâle, Indien parler comme ça ». Ouais… Mais j’aimerais bien qu’on me dise l’effet que produirait à l’inverse dans ces films le surgissement d’Indiens en peintures de guerre qui brandiraient leurs tomahawks en déclamant leur fureur dans un anglais impeccable, au vocabulaire soutenu et sans accent. Et en citant du Shakespeare, peut-être ? Si l’on tente d’être sérieux une seconde, cela pose la question de savoir comment s’exprimaient les Indiens du XVIIIe siècle lorsqu’ils étaient amenés à parler anglais, ce dont on doit sûrement avoir une idée par les témoignages de l’époque ; mais n’ayant jamais rien lu à ce sujet, je n’en ai pas la moindre idée. Cooper prend sur cette question un parti pris tout autre, qui correspond lui aussi à un cliché : ses Indiens ne commettent pas de faute de grammaire (tout au moins dans la traduction), se montrent assez laconiques mais s’expriment dans un langage toujours très poétique et imagé ; ce dernier point contient certainement une part de réalité mais semble également correspondre à une opportunité stylistique de la part de l’écrivain. Un point commun entre le « Tonto talk » et Cooper : les aborigènes parlent d’eux à la troisième personne, tant et si bien que l’on soupçonne qu’il y ait là davantage la trace d’une vérité documentée que la volonté pour les uns ou pour les autres de se moquer bêtement d’eux. Même chose pour ce fameux « Hugh ! » par lequel Cooper leur fait exprimer leur étonnement dans ses Histoires de Bas-de-Cuir : la manière dont l’écrivain assume la récurrence de cette onomatopée me fait penser qu’il faut certainement y voir la marque de quelque chose d’avéré. Bref, le « Tonto talk » ou tout autre caractérisation langagière des Indiens ne m’a jamais choqué en tant que telle dans les westerns ; mais pour en revenir à The oily American, je reconnais que ce court-métrage se montre en revanche d’une désobligeance certaine envers la figure de l’Amérindien sur un tout autre aspect : lorsque le film caricature notre dernier Mohican sous forme d’un enfant capricieux et turbulent, qui finit par recevoir sa fessée dans la dernière image.

A ma connaissance, The Iroquois trail n’a pas encore bénéficié d’une édition DVD et encore moins blu-ray. Les seuls fichiers qui circulent, tout au moins pour la VO, proviennent d’une diffusion télé avec un logo de chaîne en haut à gauche de l’écran que j’ai pu un peu atténuer en forçant le noir et blanc. Après comparaison entre ces différents fichiers, j’ai choisi celui qui me paraissait de moins mauvaise qualité ; il a en revanche pour petit inconvénient d’avoir une image qui se fige à deux reprises durant plusieurs secondes. Concernant le sous-titrage, fait à l’oreille avec l’aide de celui généré automatiquement par youtube, il est hybride quant à ses auteurs : j’ai en effet repris ce qu’avaient déjà réalisé deux internautes (Midou06 et J.Y.), dont le travail était d’une qualité déjà très honorable (une fois n’est pas coutume, alors autant le dire), mais auquel j’ai néanmoins essayé d’apporter certaines améliorations dans l’adaptation et dont j’ai refait le découpage. Le bonus, lui, est d’une qualité irréprochable en ce qui concerne la vidéo, et j’en ai effectué le sous-titrage tout seul comme un grand d’après les sous-titres anglais disponibles. 

That’s all folks !

Un partage et une traduction de



27 commentaires:

  1. Merci pour ce partage et pour le taf

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  2. bonjour énorme merci pour ce partage il y à très longtemps que je n'ai vu ce film excellente fin de semaine à vous jeff

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  3. bonjour a tous ce film est sur youtube en 1080 non soutitré si il y a un bricoleur pour les sous titres français a vous voir https://www.youtube.com/results?search_query=+LA+PISTE+DES+IROQUOIS

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  4. Merci. Toutefois, j'aurais préféré un fichier sous-titre séparé, car ma mauvaise vue rend le tout illisible. Le ST est blanc et sans coutour. Dommage. Je vais regarder et j'essaierai de comprendre. A moins que vous puissiez faire un nouvel envoi. Dans tous les cas, bravo pour le travail.

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    1. Je reconnais que cela manque de contours. J'en tiendrai compte la prochaine fois.
      Pour la petite histoire : la semaine dernière, deux internautes se plaignaient du fait que les sous-titres étaient séparés...

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    2. e sais qu'on ne peut satisfaire tout le monde. Cela dit, je ne me plaignais. C'est juste un regret. En général je modifie les sous-titres pour les adapter à mes problèmes avec le logiciel AVIAddXSubs. Merci quand même.

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  5. merci a toi pour tout ces vieux film

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  6. Et un Phil Karlson en plus du reste, it's just wonderful !
    Merci beaucoup Unheimlich pour cette belle série de Mohicans.

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  7. Merci beaucoup Unheimlich, tu nous gâtes !

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  8. Merci bcp pour ce western que je connais pas, excellent travail

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  9. Merci de partager ce super travail..Merci également pour le bonus..un must

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  10. Merci pour ce nouveau partage westernien !!!

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  11. Ce Phil Karlson manquait à ma filmo ... Merci pour ce cadeau Unheimlich,

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  12. Salut Unheimlich ,
    Le dernier des Mohicans, quatrième partie , hmmm , hmmm , la cinquième devrait donc être la suite de la série "La Légende de Bas-de-Cuir" adaptée par Jean Dréville, Pierre Gaspard-Huit et Sergiu Nicolaescu si je n'm'abuse Docteur Mabuse ?
    Merci Unheimlich , toutes ces perles prennent place dans un fichier particulier dans mon disque dur "Aventures"

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    1. Salut Marcel
      Tes prédictions sont tout à fait justes ! Mais il y aura aussi une surprise...

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  13. Merci Unheimlich pour la présentation et le partage

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  14. Dommage, les liens sont morts, merci encore pour la proposition.

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  15. Bonsoir Unheimlich,
    Je te remercie beaucoup, pour les "compliments" de mon sous-titrage.
    Je constate que ta modestie est toujours au top depuis l'époque de Chris. Il est dommage que tu n'ai pas jugé bon conserver la copie que j'avais publié, car j'avais fait l'effort de coller les scènes figées avec une autre copie.
    Bonne soirée à toi.

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  16. Merci, çà fait un long moment que j'ai ce film dans ma "réserve" avec des srt anglais que j'avais retraduits et que je devais synchroniser... je vais voir avec cette version mais d'ores et déjà un grand merci..

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