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Parce qu'à l'époque héroïque du chemin de fer, la longueur de leur parcours - en temps comme en distance - procuraient aux voyageurs qui les empruntaient un vrai sentiment d'aventure placée sous le signe de la modernité, certaines lignes de chemin de fer et les trains qui les parcouraient sont entrés dans la légende, parfois jusqu'à leur consécration par la littérature puis le cinéma. Et si en la matière on songe spontanément au célèbre Orient-Express, au Transsibérien ou la Malle des Indes, c'est pourtant par le Flying Scotsman ("L’Ecossais volant") que débuta l’histoire de ces trajets ferroviaires mythiques. En effet, c’est à partir de 1862 que ce train resté fameux outre-Manche relia Londres à Edimbourg (640 km avec escale à York) en 10 h 30 min, puis deux heures de moins à la fin du XIXe siècle suite aux progrès techniques. Par la suite, les années 1920 virent une nouvelle amélioration de la ligne avec la mise en service des célèbres locomotives LNER 4472 Flying Scotsman classes A1 et A3, ce qui permit d’effectuer cette fois le trajet sans escale et de réduire encore le temps du voyage : ainsi en 1934, la A3 4472 fait la fierté des chemins de fer britanniques en étant la première locomotive à dépasser les 100 miles par heures (160 km/h), sur ce trajet précisément.
THE FLYING SCOTSMAN (1929)
Bob, un chauffeur de train proche de la retraite effectue son dernier voyage à bord de la fameuse locomotive Flying Scotsman. Un pompier licencié à cause de son alcoolisme décide de se venger en causant un accident. Le jeune pompier affecté à sa place dans le train tombe amoureux d'une jeune femme, dont il ne sait qu'elle est la fille de Bob.
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Il convenait dès lors au cinéma britannique de célébrer comme il se doit cette excellence technologique et touristique, le voyage étant aussi d’agrément, avec wagon-restaurant, chauffage, couloirs de circulation et même… un coiffeur ! Et si effectivement on trouve la trace dès 1897 d’un court-métrage prenant pour sujet cette ligne de train, ça n’est réellement qu’en 1929 qu’une œuvre d’envergure plus significative sera proposée sur l’écran. Premier des deux films que je vous propose, "The Flying Scotsman" a la particularité d’avoir été tourné au moment précis de l’introduction du parlant, à l’instar d’une œuvre célèbre du cinéma anglais, "Blackmail". Mais alors qu’on a offert à Hitchcock la possibilité d’avoir par conséquent deux versions de son film, il n’en aura pas été de même pour celui de Castleton Knight, qui se retrouve affublé de cette bizarrerie d’avoir une première demi-heure muette avec cartons, puis une seconde sonorisée et parlante… Quant au film lui-même, il nous permet de découvrir Ray Milland à ses débuts, dans le rôle d’un jeune cockney amateur de jolies filles ; mais il ne faut pas s’y tromper, la véritable vedette que les producteurs proposent de mettre en valeur est indubitablement la fameuse locomotive LNER A3 4472 Flying Scotsman. On remarquera à ce propos sa spectaculaire introduction dans le milieu du film, photographiée dans une magnifique contre-plongée aux très beaux contrastes, due au célèbre opérateur allemand Theodor Sparkuhl qui officie sur le film. Cette célébration de la machine conçue par Gresley constitue le principal intérêt de "The Flying Scotsman", la petite intrigue vaguement policière ne servant dès lors que de prétexte scénaristique ; ce qui nous vaut également une longue scène d’action assez réussie, car tournée sur le train en marche et sans trucages studios, et dont l’une des protagonistes effectue ses cascades en talons hauts !
THE FLYING SCOT (1957)
Ronnie rassemble une bande de bandits pour commettre un vol dans le train de passagers 'The Flying Scotsman'. Ce train transportant des billets de banque d'Écosse à Londres destinés à être détruits.
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Bien que leurs titres se ressemblent, le second film que je vous propose, "The flying Scot" (1957), n’est nullement un remake du premier, contrairement à ce qu’on peut lire sur IMDB. Et s’il est au fond tout aussi anecdotique que le film de 1929, et tout aussi plaisant à regarder, il l’est cependant pour des raisons diamétralement opposées. En effet, il n’y a plus là d’aspect documentaire, et le Flying Scotsman n’est plus guère ici qu’un arrière-plan interchangeable avec une autre ligne de chemin de fer. En revanche, le film mise sur l’intrigue et le suspense qu’elle génère, et s’inscrit de cette manière dans la vague des bonnes petites séries B policières qui ont déferlé sur les écrans dans les années 50, notamment aux Etats-Unis : format court, tournage en 3 semaines à peine, budget réduit au maximum (les plans larges en gare, par exemple, proviennent d’archives), on voit le genre… Quant au sous-genre, c’est celui du caper movie, déjà bien jalonné par "Asphalt jungle" mais plus encore par "Du rififi chez les hommes", sorti deux ans auparavant et dont on voit l’influence évidente sur "The flying Scot" : ainsi le réalisateur nous offre le plaisir très cinématographique d’une longue séquence sans dialogue, succession de gestes effectuant le casse. Ah ! Vous avez dit "Rififi", dans un train ? Bon sang, mais bien sûr, c’est… Allons, je vous rassure tout de suite, ce modeste petit film de Compton Bennett est de meilleure tenue que "Un flic", oui vous savez, ce truc où Melville affaibli se mettait à faire du Ed Wood avec des trains en plastique... Mais bon, ça, c’est une autre (triste) histoire.
Pour le film de 1929, j’ai repris des sous-titres TV, un peu modifiés à l’aide des sous-titres anglais. Pour le film de 1957, c’est une traduction personnelle d’après les sous-titres anglais. Et pour les deux films, découpage et retiming intégral pour coller au mieux aux chouettes copies mHD.
Tchou-tchou !












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excellent
RépondreSupprimermerci pour ce bon film de 1929
RépondreSupprimerbravo ! c'est super !
RépondreSupprimerMerveilleux travail et idem pour le partage, je vais me régaler ! merci bien Unheimlich et le proprio
RépondreSupprimerMerci UH. Bravo !
RépondreSupprimerBravo ! (et merci !)
RépondreSupprimerMerci bcp pour ces repacks.
RépondreSupprimerMerci beaucoup, Unheimlich, pour la double découverte
RépondreSupprimerDes deux mains j applaudis cette sélection!
RépondreSupprimerIncroyable cascade de la part de Pauline Johnson, merci.
RépondreSupprimerQuel beau doublé ! Merci pour cette (ces) découverte(s).
RépondreSupprimermerci beaucoup pour ces découvertes !
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