(VOSTFR + B.O)
Réalisation : Joe D'Amato
Casting : Mark Shannon, Annj Goren, Lola Burdan, George Eastman
Durée : 84 min
Année : 1980
Pays : Italie
Genre : Drame, X
Histoire : Mark Shannon découvre qu’il est gravement malade et qu’il doit subir une opération chirurgicale qui le privera de toute sa virilité. Il décide alors de s’envoler pour les Caraïbes et de profiter de ses derniers moments de volupté…
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La B.O
Il était une fois le premier film pornographique italien !
Joe D’Amato ! Si notre réalisateur possédait un indéniable sens de la réalisation, doublé d’un talent pour porter à l’écran des histoires avec une économie de moyens manifeste, notre metteur en scène avait surtout la volonté de devenir son propre producteur, de travailler pour lui-même et diriger sa propre société pour exporter ses films. Pour cela, Joe D’Amato n’avait jamais dissimuler son appétence pour occuper des marchés porteurs, les fameux « filoni », comme se plaisaient, en s’amusant, les producteurs italiens à surnommer ces courants commerciaux qui drainaient un temps, jusqu’à épuisement, les spectateurs locaux dans les salles. Et comme filon, Joe D’Amato s’essaya au film pornographique, une première en Italie, le temps de tournages épiques à Saint Domingue qui produisirent quelques films relevés…dont Sesso Nero !
Il est extrêmement difficile de fixer une date de tournage, de prétendre quel premier film fut effectivement tourné en premier, sur la fameuse période Saint Domingue de Joe D’Amato. En effet, les dates de sorties des films divergent, certes, mais un film peut se trouver plusieurs années diffusées après son tournage. Toutefois, on peut raisonnablement supposer que ce fut pendant le tournage d’Hard to kill, en 1978, avec en star l’excellent Luc Merenda, que Joe D’Amato alla tourner à Saint Domingue. A moins que ce ne fut pour Les plaisirs d’Hélène ? Toujours est-il que Joe D’Amato se rendit très vite compte des avantages, matériels, mais également cinématographiques, d’aller tourner sur cette si belle île qui se trouve être voisine, d’Haïti. Aucune autorisation de tournage, ce qui n’était, de toute façon, pas la spécialité des italiens, des décors variés, mais surtout paradisiaques, qui offraient à l’écran une certaine vision du paradis terrestre, et des acteurs enthousiastes d’aller tourner sur une belle île des caraïbes !
On peut toutefois supposer que le premier opus de ce cycle fut amorcé avec le très intéressant Papayi, déesse des cannibales, Et mourir de plaisir… avec notamment Sirpa Lane et Maurice Poli. Doté d’une histoire somme toute très décente, notre film relate la revanche des indigènes d’une île dont certains affairistes occidentaux ont perverti l’environnement, et donc la santé, avec la centrale nucléaire locale. Un film intéressant, avec sa petite tension, et une charge érotique assez bienvenue avec la très belle Sirpa Lane, dont la beauté contraste avec Melissa Chiementi, au physique mat ainsi qu’aux courbes splendides de danseuse exercée. Une histoire intéressante avec des retournements de situation, des acteurs attachants voire convaincants, une belle ambiance locale que Joe D’Amato a su mettre en valeur, ainsi qu’une caractérisation intéressante des personnages, Joe d’Amato offre beaucoup pour un petit tournage. Un petit tournage, comprendre très peu de personnes ou techniciens derrière la caméra, Joe avait inventé un système précurseur de steadycam qui lui permettait de compresser le poste de caméraman. Peu de personnes, également devant la caméra, à part de brèves scènes de foules avec des autochtones, voilà la recette des micros budgets des films de Joe D’Amato. Le prix de revient était faible et la rentabilité, au grès des diffusions échelonnées dans le temps et les pays, ne devaient pas faire de doute.
Qualité à souligner, malgré la modicité supposée des moyens, Et mourir de plaisir… a eu pour chance de bénéficier des talents de musicien de Stelvio Cipriani qui offre une plus-value certaine aux images, leur donne un rythme, qui tire le film par le haut. Un réel avantage…que Joe chercha à renouveler pour d’autres productions aux budgets encore plus bas, donc à la rentabilité assurée à moyen terme.
L’histoire de Sesso Nero demeure assez intéressante puisqu’elle serait, selon notre principal témoin de l’époque, George Eastman, improvisée. L’équipe des acteurs fut facile à recruter. Des actrices néophytes à qui on offrait une chance d’atteindre le grand écran, de tourner dans des paysages de rêve, proche de casinos et d’une ville exotique. Ce furent donc la débutante Annj Goren, jeune femme qui occupait des bars dans lesquels se rendaient également Joe D’Amato. Décomplexée, désinhibé, sur le plan sexuel ou de la drogue, Annj Goren ne pensa pas que ces films se retrouveraient en Italie ! Lucia Ramirez, fort belle femme, aurait été recrutée sur place. Des témoins de l’époque racontèrent qu’elle aurait été soit recrutée sur place, opportunément, soit la maîtresse d’un petit baron local, soit même prostituée. Nous, nous regrettons de ne pas l’avoir vu dans d’autres films que cette période Saint Domingue. Dirce Funari possédait, elle, déjà un petit passif dans le cinéma déviant, érotique, qui l’éloignait de ses rêves d’actrice. Si elle ne tourna pas de scènes X à proprement parler, elle se retira du métier d’actrice pour se reconvertir en maquilleuse. Mark Shannon, acteur mâle principal, fut un cas tout à fait intéressant. Sorte de sosie plus beau encore de notre réalisateur, il tourna beaucoup, sur une courte période, avec Joe D’Amato, avec lequel il s’entendait très bien. Premier étalon à l’écran du cinéma italien, homme à femme, Mark Shannon avait également un autre métier, principal celui-là, dans les voyages ! Ce ne fut donc qu’une période de sa vie, courte, parmi plein d’autres aventures, dont il conserve un souvenir nostalgique de cette période pendant laquelle il ne s’était pas trop brûlé les ailes. Vu il y a une dizaine d’années en interview, Mark Shannon était encore très en forme, charismatique et revenait de manière mi- amusée, mi- nostalgique sur cette période incroyable.
George Eastman fut de l’aventure Saint-Domingue. Appâté par les mêmes motifs que ces camarades de tournage, il appréciait énormément la vie nocturne hors des tournages. Trop peut-être. A tel point, même, que George Eastman jouait au casino au point de tout perdre. Il alla donc demander secours financier à Joe D’Amato qui refusa, à l’instar probablement de Roger Corman dans pareille circonstance, de l’aider. Dépité, fauché, pressé, George Eastman proposa donc à son compère de lui écrire une histoire érotique…pour une somme que Joe D’Amato, opportuniste, fixa comme assez modique. Ainsi naquit notre Sesso nero qui fut vite écrit, vite tourné et qui fit sensation ! Voire même date !
Le cinéma pornographique arriva tardivement en Italie, vers 1977 avec Gorge profonde qui fut, là aussi, un triomphe commercial. Le Rubicon fut franchi. La demande locale devint très forte et si nos réalisateurs approchaient par leurs audaces d’un réel érotisme ou de situations sexuées, les portes furent enfin ouvertes. Mais ce furent d’abord des films étrangers qui bénéficiairent de cet engouement. Nos producteurs furent un temps à la traine. Alors on caviarda des productions de stocks shots dans lesquels nos monteurs allaient piocher pour épicer des films, ou même, peut-être, reproser d’anciens films locaux avec cet « additif ». Il y avait donc urgence à se saisir de ce filon !
Premier film pornographique italien diffusé dans les salles tel quel, Sesso nero a eu pour chance de bénéficier du talent, de la personnalité artistique de Luigi Montefiori, alias George Eastman. Né en 1942, happé par l’inspiration de pénétrer le milieu du cinéma, alors florissant, Luigi Montefiori est un homme complet du cinéma. D’abord acteur, puis scénariste, et enfin réalisateur, sa présence à l’écran était incontestablement un motif de plaisir pour le spectateur, tant ses interprétations, qui comptent quand même le rôle du Minotaure Satyricon de Fellini, un malfaiteur agité dans Chiens enragés, Ben dans le buddy movie Ben et Charlie, jusqu’au fameux Anthropophage de Joe D’Amato, on peut raisonnablement postuler que sa carrière prit une certaine forme jusqu’à sa rencontre, pour le meilleur ou pire, avec Joe D’Amato.
Scénariste, Luigi Montefiori a écrit un western, puis deux, mais surtout le très étrange Bestialita qui traite, malgré la présence de pointures comme Enrico Salerno, d’une liaison interdite entre un chien et une femme ! Une audace, un thème déviant, mêlé à une réelle qualité d’écriture et une propension à l’imagination, ce film s’inscrit dans une petite tradition d’un courant transgressif du cinéma local dans lequel s’épanouit le cinéma de Joe D’Amato avec Bio Omega, Antropophagous ou d’autres petits canons du genre. Toutefois, Luigi Montefiori est capable d’adapter sa plume à des produits commerciaux jusqu’à un cinéma d’auteur mais, également, vers des thèmes pour le moins recherchés, originaux, insolites ainsi que son petit triomphe avec Kéoma. Sa rencontre avec Joe D’Amato, probablement grâce à Bill Cormack le confédéré, va se concrétiser dans cette belle veine dans l’assez réussi Emmanuelle et Françoise. Film intéressant, qui propose une histoire adulte, à la forme déviante, Emmanuelle et Françoise, pose de solides bases de la future collaboration entre Joe D’Amato et George Eastman : un cinéma adulte, qui vise à provoquer un certain choc chez le spectateur dans la recherche du choquant, du malsain. Joe D’Amato revendiquait un petit héritage rétro hérité du spectacle forain : exploiter quelque chose que les autres ne proposent pas. Si Roger Corman revendique cette philosophie, Joe D’Amato l’applique réellement en franchissant, pulvérisant même, des tabous avec un aspect transgressif, déviant. Voilà en quoi le cinéma de nos deux réalisateurs/producteurs, doués tous les deux, capables pour tourner à l’économie, peuvent se comparer mais surtout se distinguer.
Sesso Nero bénéficie donc de l’écriture adulte de Luigi Montefiori. L’histoire narre l’errance d’un homme, campé par le très sympathique Mark Shannon, qui doit se faire opérer à cause d’une tumeur qui menace de le tuer. Refusant de perdre ce qui l’anime dans l’existence, les plaisirs de la chair, notre homme va se livrer à un étrange cheminement vers un dénouement pour le moins particulier.
Si les bases du « meilleur » du cinéma de Joe D’Amato et Luigi Montefiori se trouvent à l’écran avec notre film, Sesso Nero, pour un film porno, demeure réellement intéressant eu égard à la quantité de films de genre qui vont déferler après lui. Un thème adulte, une certaine caractérisation, bénéficiant de la musique de Nico Fidenco, Sesso Nero offre au cinéma pornographique une recette qui ne sera quasiment jamais plus exploitée : une histoire mature pour adulte avec des scènes de sexe.
Au scénario, toujours, Luigi Montefiori remettra cela, en tant qu’acteur, dans la Nuit fantastique des Morts-Vivants ou Porno Holocaust. Si le premier possède un beau charme, une poésie diffuse et une relative efficacité, le second, malgré son titre et son concept, un remake hard d’Anthopophagous, demeure décevant.
Mais le succès de Sesso Nero permit à Joe D’Amato de créer sa propre compagnie de films, donc d’émanciper notre réalisateur de la tutelle d’autrui, pour produire encore d’autres films bis, jusqu’à la fatidique année 1983 qui le vit abandonner le créneau du cinéma d’exploitation, tel qu’il en avait fixé les normes parmi les plus déviantes, après Caligula, la véritable histoire, pour le moins gratiné (il est vrai toutefois qu’il était en concurrence avec le film original de Tinto Brass lui aussi relevé).
Produisant des films devenus standardisés, et donc apathiques, indolores et sans saveur, Joe D’Amato renoua au porno pour toute une série de films où il gâcha son talent. Quel dommage pour ce réalisateur si doué, à l’instar de son acteur/scénariste aussi doué que Luigi Montefiori, alors que nos hommes auraient pu mieux que n’importe quelle production américaine sans âme.
Il reste de cette époque, de ces efforts, de ces tournages faits de bric et de broc, néanmoins, un type de cinéma révolu, abandonné, ignoré de la plupart, qui aurait pourtant pu être la norme pour un cinéma réellement adulte, transgressif, mature. Un regret que nous pouvons cultiver avec ce courant de films révolus, nés des efforts d’un réalisateur opportuniste, mais qui présentait, indéniablement un charme certain, autant par le résultat final, que par la méthode employée.
Un partage de
NICOLAS HERNANDES























Merci pour ce film attendu du coup^^ (la B.O de Cipriani est terrible comme toujours!) merci aussi pour toutes ces anecdotes (j'ai le livre se Sebastien Gayraud qui est très riche aussi)...Et vive le cinéma Italien!!
RépondreSupprimerMerci Nico, c'est mon préféré du lot !!!
RépondreSupprimer"L’histoire de Sesso Nero demeure assez intéressante"....Oui, mais c'est le plus bandant !!! Bon, désolé je m'emporte mais Lucía Ramírez est toujours aussi magnifique. Perso j'aurais été Joe D'Amato (trop tard, la place a déjà été prise), je lui aurai donné quelques cours de théâtre et je lui aurais fait jouer tous les "Black Emmanuelle" en lieu de Laura Gemser aussi magnifique soit-elle, mais beaucoup plus psychorigide dans ses interprétations et trop maigrichonne (mais on va dire qu'elle était en avance sur les nouveaux mannequins anorexiques actuels).
Après, concernant la légende que Lucía Ramírez était une prostituée du coin, j'ai quelques doutes là-dessus. En revanche, c'est fort possible concernant Chantal Kubel (troisième capture d'écran) qui est tout aussi belle, mais plus charnue. Dans Sesso Nero, les actrices caucasiennes sont carrément fadasses à côté de Ramirez et Kubel, et quasiment inutiles j'ai envie de dire. Bref, le meilleur porno de Saint Domingue pour moi.
Pour Lucia Ramirez, chacun ses goûts, les tiens étant très bons, on ne sait toujours pas, à l'heure actuelle encore, ce qu'elle "faisait" avant, et après, de tourner ces films.
SupprimerChez les italiens, le problème est que chaque membre arrange un peu les choses à sa sauce, notamment les réalisateurs qui se mettent en valeur, ou tel autre, et que l'on ne sait plus très bien au final. Luigi Cozzi aurait gredouillé sur l'un, ou plusieurs ?, de ces tournages, et il est la source principale qui dispose qu'elle fut une prostituée.
Étonnant, qu'un réalisateur ayant quelques réalisations, il était alors en vogue, fut sur place. Il devait, en effet, soit être occupé sur Contamination, soit sur StarCrash qui fut un tournage étalé sur plusieurs mois, voire même presque deux années. J'émets donc une double réserve sur son crédit bien qu'elle ne soit pas à totalement négliger.
Les deux autres sources encore fiables sont MArk Shannon, qui raconta qu'elle était alors amoureuse de lui, et George Eastman...
Pas davantage d'information exploitable, hélas.
Merci pour tes infos et ta culture sur le sujet. Comme tu dois le savoir, le terme "prostituée" est aussi utilisé lorsque des Européens voyagent à l'étranger et se marient avec des nanas issues de familles pauvres.
SupprimerLucia Ramirez était vraiment très jeune à l'époque de ces films et pas très dégourdie. Et la version de Mark Shannon confirme un peu mon propos.
En tout cas, maintenant j'ai envie de revoir les autres films.
Avec plaisir Caillou magique !
SupprimerJ'apprécie beaucoup le cinéma de Joe D'Amato, bien que j'émette des réserves de ci de là, mais les sources ou les livres ne sont pas trop fiables. Même le livre de l'excellent David Didelot, pourtant une pointure, tient plus de l'analyse que d'informations sur lui (alors qu'il avait vraiment précis sur le tournage d'un Filmirage sur un requiin).
Je pense que certains films de D'Amato sont intéressants, La mort sourit à l'assassin, Papaya, Buio omega, Anthropophagous, Le gladiateur du futur, peut-être un Bmack Emmanuelle ou deux...A noter que le courant des films érotiques sous-Emannuelle devait compter peut-être deux cents films mais personne, aucun cinéphile à ma connaissance, ne les a répertorier alors même qu'il y existe des spécialistes de films pour bidasses et, c'est nouveau, de comédies navrantes françaises.
Pour cette terminologie de prostituée appliquée à ce type de situation, ma foi, ne jugeons pas une personne dont le sort nous intéresse et dont la présence, l'aura, à l'écran nous impressionne, encore !
Pour les autres films de la période Saint Domingue, il existe le fameux Paradisio blu qui est le plus rare. Fauché à l'extrême, tourné pour la majeure partie avec trois acteurs, dont ta chouchoute, le film est plus rare que la bo de Cipriani ! Tu pourras le trouver sur Youtube !
Bon film à toi !!!
Papaya doit exister en vostfr, peut-être par la grâce d'Uncle Jack qui pourrait consentir à une reprogrammation, si c'est bien lui... Peut-être mon préféré avec le décalé Nuit fantastique des Morts-Vivants dont la version hard que j'ai vu n'est guère, voire même pas du tout, épicée.
Amitiés
Merci pour l'historique sur Joe d Amato.
RépondreSupprimerC'est un real sui ne m'intéressait pas de prime abord tout comme Lenzi. Puis pour ce dernier j'ai vu ces polars et ai plongé dans sa filmographie.
Oh merci, je voulais le découvrir depuis longtemps. Et merci aussi pour les textes d'accompagnement
RépondreSupprimerSuperdiabolik
merci beaucoup pour le partage et la présentation nickel , c'est hyper cool. cheers.
RépondreSupprimerTres grand merci.Un cinéma malheureusement révolu!
RépondreSupprimerMille mercis.
RépondreSupprimerMerci bcp Stalker de proposer tous les jours des films et merci à ceux qui participent comme Nicolas ! En ces temps de confinement, la plupart des sites de repacks sont à l'arrêt mais pas Warning Zone et ça c'est cool !
RépondreSupprimerMerci pour ce partage Nicolas et pour le texte fort bien documenté.
RépondreSupprimerSacré Joe ! :D
The Shadow
Bjr, j'arrive sur votre site et alors là, je ne connais rien de ce film (pire, je ne m'attendais pas à trouver ce genre de film au vue de ce que je lis dans la prez, et pire encore je suis d'origine italienne : quelle honte !) Bon et bien j'y vais en on verra et je vous dirai..
RépondreSupprimerSuperbe partage, grand merci pour ce Joe D'amato et pour la BO de Stelvio Cipriani!
RépondreSupprimerMerci pour ce film.
RépondreSupprimerMerci pour ce vieux film.
RépondreSupprimerMerci pour ce film de D'Amato ainsi que la B.O. et le texte passionnant qui l'accompagnent.
RépondreSupprimermerci
RépondreSupprimerMerci 👍 pour ce film hot 😉 qui a une histoire qui tient la route 💀
RépondreSupprimerMerci pour Sesso nero.
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