(VOSTFR)
Réalisation : Mark Rydell
Casting : Keir Dullea, Sandy Dennis, Anne Heywood
Durée : 110 min
Année : 1967
Pays : Canada
Genre : Drame
Histoire : Deux lesbiennes vivent dans une ferme isolée. Un jour, un inconnu se présente et l'une d'elle tombe secrètement sous son charme. Ce qui va entraîner un drame...
AVI DVDRIP 700 Mo VO + SRT
Ce film, le premier de Mark Rydell, est assez minimaliste par son histoire. Au début du film, un renard vient ébranler quelques poules et plus tard un homme vient déranger la quiétude de 2 lesbiennes, analogie évidente qui se terminera sur une face sombre de l'humanité. De beaux décors enneigés, une musique assez flippante par moment de Lalo Schifrin, un montage assez vif. Tout cela pour exprimer les peurs, les désirs, les frustrations des personnages en demi-teinte. Un très beau film extrêmement rare à découvrir grâce aussi aux trois acteurs: Sandy Dennis, Anne Heywood et Keir Dullea.
Un remake non officiel a été tourné en 1977 par Norman J.Warren et transformé en film d'horreur un peu érotique: "Le zombi venu d'ailleurs" !
B📀NUS
La B.O. de Lalo Schifrin et son thème devenu hyper célèbre !
Un partage de
UNCLE JACK
Traducteur inconnu










La présentation donne envie de le voir. Merci pour ce film inconnu jusqu'alors.
RépondreSupprimerPareil, et le coup du remake ("Le zombi venu d'ailleurs" de Warren) me laisse sur le cul. Très envie de découvrir ce renard canadien donc, merci Uncle Jack !
RépondreSupprimerMerci pour cette découverte.
RépondreSupprimerMerci pour la trad sur ce film qui m'est inconnue.
RépondreSupprimerIl va falloir que je remédie à ce probleme hyper grave , je n'ai plus d'endroit où stocker la musique et quand je vois toutes les BO que tu proposes ça me fout les boules .
RépondreSupprimerQuel est ce theme hyper célèbre dont tu parles ?
ça me rend curieux
merci pour ton partage
S
La pub des bas dim dans les 70's
Supprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=-VLzidmb2YQ
Et la version jazz par Schifrin lui-même !
https://www.youtube.com/watch?v=L9I3KySOlbk
J'ai récupéré hier Le zombie venu d'ailleurs sur Lupanars, enfin au bon format.
SupprimerJ'ignorai jusqu'alors qu'il s'agissait d'un remake "déguisé".
Merci à Uncle Jack de proposer le film original.
Wow un coup de maitre d'Uncle Jack, qui nous offre encore un inédit de taille,je vais finir par le nommer El Maestro ... excellent .....terrible, je suis encore une fois surpris par la classe d'Uncle Jack...Merci Beaucoup pour cet inédit...fort intéressant....Thank U
RépondreSupprimerExcellente decouverte!!!
RépondreSupprimerC'est vraiment un regal de suivre tous tes posts uncle jack!!
Et cette B.O!! incroyable!!
Merci beaucoup!!
le lien avec le film de Warren - de ce que je peux m'en souvenir - ne m'a pas sauté aux yeux, mais je vous fais confiance. Encore un film un peu oublié, bien qu'il ait marqué son époque au même titre que "Love" de Ken Russel ou "Un Dimanche comme les autres" de Schlesinger. Merci de nous permettre la découverte de ce très beau film
RépondreSupprimerJe vais le tenter ce soir. Merci beaucoup pour cette rareté que je ne connaissais pas alors que j'adore sa déclinaison Le Zombie venu d'ailleurs.
RépondreSupprimerVu et approuvé si bien qu'il s'agit désormais d'un de mes films préférés. Un immense merci de me l'avoir fait découvrir.
RépondreSupprimerRareté introuvable ou presque si je me réfère à la générosité du blog Warning Zone de me l'avoir fait découvrir (même si dans un contexte aléatoire), Le Renard constitue à mes yeux une merveille de thriller psychologique dont l'atmosphère feutrée et son décor exigu peuvent rappeler par instants l'étonnant (et aussi méconnu) La Petite fille au bout du chemin, le chef-d'oeuvre l'Obsédé, ou plus reconnaissable, l'étrange et envoûtant Zombie venu d'ailleurs si bien qu'il s'agit (à ma surprise) de la déclinaison horrifique de l'oeuvre susnommée ! Et on peut dire qu'en terme de 1er essai derrière la caméra, Mark Rydell (réal discret mais pour autant notoire des célèbres The Rose, La Maison du Lac et de la Rivière) surprend par sa direction d'acteurs affûtée et l'inventivité de sa mise en scène (tels les divers angles dont s'impose le montage auprès de l'abattage d'un arbre) autopsiant un triangle amoureux assez tabou pour l'époque (raison pour laquelle le film fut interdit aux - de 18 ans dans l'hexagone). Recluses dans leur ferme, Jill et Ellen vivent communément une tendre complicité à l'abri des regards indiscrets. Si Jill ne cache pas sa tendresse auprès de sa compagne (en dépit de sa frigidité), Ellen commence à souffrir de sa solitude, notamment faute d'une frustration sexuelle. Alors qu'un renard rode régulièrement auprès de leur poulailler, un autre spécimen aussi rusé vient frapper un soir à leur porte pour leur solliciter l'hospitalité. Au fil des jours de complicité amicale, leur relation s'amenuise un peu plus lorsque l'inconnu finit subitement par avouer son amour auprès
RépondreSupprimerd' Ellen.
Drame psychologique à la fois rugueux, douloureux et intense autour d'une lutte des sexes, Le Renard parvient avec un réalisme trouble à nous immerger dans les liaisons dangereuses d'un trio possessif en éveil d'affirmation. Le réalisateur dressant du point de vue masculin le portrait d'un machiste assez perfide pour parvenir à ses fins. Mais au-delà de l'aspect antipathique de cet unique personnage plutôt phallocrate, le Renard extériorise son potentiel dramatique dans la relation équivoque qu'entretient le couple de lesbiennes sexuellement refoulées. En abordant avec pudeur les thèmes de l'amour, du désir sexuel, de la jalousie et de la possessivité, le Renard s'alloue dès les prémisses d'un climat de déréliction ensorcelant au fil d'une intrigue progressivement poignante et oppressante. Les deux comédiennes superbement dépeintes entre révolte sentimentale et complexité morale parvenant à distiller une franche compassion auprès de leur amour conflictuel où le désespoir gagne un peu plus du terrain. Le cheminement narratif, incertain et hésitant auprès de leurs choix sentimentaux et de crainte de trahison, adoptant une tournure autrement plus grave de conséquences en second acte lorsque ces dernières vont enfin librement assumer leur saphisme depuis les intimidations du prédateur.
Oeuvre maudite si j'ose dire, de par son invisibilité et son absence de gratitude (en dépit de son Golden Globe du Meilleur Film étranger décerné un an après sa sortie), Le Renard demeure une perle rare de romance vénéneuse sous couvert d'un drame intimiste aussi cruel que bouleversant (l'épilogue glaçant imprégné d'amertume nous restant en travers de la gorge). Mais au-delà de son climat de langueur résolument envoûtant (rehaussé de la mélodie fragile de Lalo Schifrin), on peut saluer le jeu naturel du casting parvenant à nous familiariser auprès de leur accointance avec une dimension humaine malingre. Le trio assez insidieux endossant la fonction d'amants infortunés avides de sentiments depuis leur requête éperdue du désir sexuel, de l'équilibre moral et de la sécurité pécuniaire. A découvrir d'urgence !
Merci pour ce film.
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